CORONAS Y CRUCES VISIGODAS DEL TESORO DE GUARRAZAR.
mente bizantina, los clamasterios de letras de nuestras coronas visigodas,y tres de las alhajas escandinavas que publica Montelius, cuales son elpuño de espada descubierto en Hog-Edsten (en el Bohuslan), la guarni-ción de talabarte y las hebillas halladas en un túmulo de Endregarda (Got landia ), y en Sjorrod, orillas del lago de Finja (Skania), sorprende, repe-timos, la perfecta identidad del procedimiento industrial empleado porartífices que trabajaban á tanta distancia unos de otros.
Describiendo el Sr. Rada y Delgado 1 el procedimiento empleado porel artífice que labró la corona de Suinthila para fijar en los calados de susflor *ones las laminillas de cornerina (según el Sr. Ríos, de jacinto,—opi-nión que nosotros adoptamos), que M. de Lasteyrie considera como in-crustaciones de vidrio rojo, lo explica del modo siguiente, que revela suexquisita escrupulosidad y diligencia: «Los calados de la faja interior ó»central están hechos ántes de colocarse esta pieza en la corona, por me-»dio de hierros, conocidos vulgarmente con el nombre de sacabocados ,»de la misma manera que hoy se practica en el arte de la hojalatería.»Detras de este calado, y para que resaltase más, colocaron los artistas»godos pedacitos de una sustancia que algunos creen sea vidrio de color»granate, pero que puede asegurarse es cornalina; y nos fundamos para»consignar esta conjetura en que, si fueran trozos de vidrio, se hubiesen»alterado, perdiendo hasla la forma, y sobre todo, su color, como ha su-»cedido con casi todas las pastas encontradas; ó por lo ménos, si hubieran»podido subsistir, como subsisten algunas de las verdes, no tendrían la»brillantez que ostentan estos rojos pedacitos de mineral, cuya pulimen-»tada superficie es tan tersa y brillante, que parece acaban de salir de»manos del lapidario.—La manera con que estos trochos de cornalina se»sujetaron detras del calado, no la hemos podido examinar bien, por el»completo estado de conservación en que la corona se encuentra, lo cual»impide ver la parte interior de las chapas que la forman; pero no debía»ser muy sólido, porque casi todos los referidos pedacitos están despren-»didos, oyéndoseles distintamente sonar en el interior del aro, cuando se»imprime algún movimiento á la corona. Acaso estarían sujetos en el mis-ino grueso del metal , con las desigualdades del canto de la piedra , como»se observa en el brazo de la cruz que, procedente del mismo Tesoro (de»Guarrazar), estaba en la Biblioteca, y hoy en el Museo Arqueológico Na -»cional.»—De este mismo procedimiento se habían servido, según acaba-mos de ver, los artífices escandinavos para incrustar el granate y el vidrioen los puños de espada, ya de bronce, ya de madera ó de asta, y en lasalhajas de tocador, desde ántes de la Edad de hierro; y no se hacían deotra manera las incrustaciones entre los orífices de Bizancio . Toda incrus-tación al fin v al cabo es un embutido de una materia en otra, formando
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con ella una sola superficie, y toda la perfección de este procedimientoconsisle en que el cuerpo embutido como ornato en el otro cuerpo quesirve de fondo, forme con él como un solo cuerpo, y esta adherencia nose altere nunca con el uso ni por efecto de la dilatación ó contracción queen todos los cuerpos producen los cambios de temperatura. Las incrusta-ciones no siempre exigen medios artificiales de cohesión: basta que elhueco que sirve de receptáculo al cuerpo embutido ó incrustado, y estecuerpo extraño encajado en él, formen un perfecto ajuste, ó que uno delos cuerpos sea duro y de borde escabroso y el otro maleable y dúctil, demodo que los dienfceeillos microscópicos del uno penetren en la masa delotro, para que entre ambos se forme la más tenaz adherencia. Esto se ob-tiene en unos cuerpos y en otros no: la taracea ó marquetería, que es unaincrustación de maderas, exige el uso de colas y materias aglutinantes;el nielo, que es también una incrustación de materia negra vitrificada ensuperficie de plata ú oro, pide la acción del fuego para que haya fusión ycohesión; el esmalte, que es asimismo otro género de incrustación, re-clama como el nielo la fusión al fuego de la pasta pulverizada, que fuévidrio primero y ha de volver á vitrificarse después dentro del seno quehade rellenar; el damasquinado, semejante hasta cierto punto á la tara-cea de piedras duras en fondo metálico, no há menester de más cohesiónque la que producen en seco los golpes del mazo ó martillo sobre el metalprecioso que se va embutiendo dentro de los surcos abiertos por el burilen el campo de hierro ó acero; por último, el mosaico es otro linaje deincrustación, y éste reclama inevitablemente una sustancia, como la cal óel cemento, para que las piedras de que se compone su haz superior [tes-ser ae) formen un todo con el fondo al cual se ajustan; — mas ni á losvisigodos ni á los germanos del Norte se les ocurrió jamas introducir no-
1 En la monografía que sobre las Coronas de Guarrazar publicó en el tomo m del Museo Español deAntigüedades.
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tine, les pendeloques en caractères romains de nos couronnes visigothes,et trois des joyaux Scandinaves publiés par Montelius, c’est à savoir, lapoignée d’épée découverte à Hog-Edsten (dans le Bohuslan), la garnitured un baudrier et les anneaux trouvés dans un tombeau à Endregarde(Gottland) et a Sjorrod, sur les bords du lac de Finje (Scanie), on estsurpris de la parfaite identité du procédé industriel employé par des ar-tistes qui travaillaient à tant de distance les uns des autres.
M. Rada y Delgado 1 , en décrivant le procédé employé par l’artistequi fit la couronne de Suinthila pour fixer dans les jours des fleurons leslamelles en cornaline (en hyacinthe, suivant M. Rios, opinion que nouspartageons), que M. de Lasteyrie considère comme des incrustations deverre rouge, l’explique de la manière suivante, qui dénote ses scrupulesdélicats et son exactitude: «Les jours de la bande intérieure ou centrale»sont faits avant que cette pièce lut posée sur la couronne, par le moyen»de fers connus vulgairement sous le nom d'emporte-pièce, de la même»manière que cela se pratique aujourd’hui dans l’art de la ferblanterie.»Derrière le jour, pour qu’il fut plus apparent, les artistes goths placèrent»de petits morceaux d’une substance que quelques uns prennent pour du»verre de couleur grenat, mais que Ton peut assurer être de la cornaline :»et nous nous fondons pour indiquer cette conjecture sur la circons-» tance que si les morceaux dont il s’agit étaient en verre, ils se seraient»abîmés et auraient perdu jusqu’à leur forme et par-dessus tout leur cou-»leur, comme cela est arrivé pour presque toutes les pâtes trouvées; ou,»pour le moins, s’ils avaient pu durer comme ont duré quelques pâtes ver-» tes, ils n’auraient pas le brillant qu’étalent ces petits morceaux rouges»de minéral, dont la surface polie est aussi luisante que s’ils venaient»de sortir des mains du lapidaire.—Nous n’avons pas pu examiner»convenablement la manière dont ces petits fragments de cornaline furent»fixés derrière le jour, à cause du complet état de conservation dans lequel» se trouve la couronne, ce qui empêche de voir la partie intérieure des feui-» lies qui la forment; mais l’attache ne dut pas être très-solide puisque tous»les petits fragments indiqués se sont détachés, et qu’on les entend distinc-»tement résonner dans l’intérieur du bandeau, quand on imprime à celui-»ci un mouvement quelconque. Peut-être étaient-ils assitjétis dans Vépais-»seur même du métal avec les inégalités du champ de la pierre, comme»on l’observe dans le bras de la croix qui, provenant du même trésor (de»Guarrazar), se trouvait à la Bibliotèque et est aujourd’hui au Musée Na-»tional Archéologique .» Suivant ce que nous venons de voir, les ouvriersScandinaves s’étaient servi du même procédé pour incruster le grenat et leverre dans les poignées d’épée, soit de bronze, soit de bois ou de corne,et dans les bijoux de toilette, depuis une époque antérieure à l’âge defer, et les orfèvres de Byzance ne faisaient pas autrement leurs in-crustations. Toute incrustation, en fin de compte, est la réunion de deuxmatières dont Tune est engagée dans l’autre de manière à ne former aveccelle-ci qu’une seule surface, et toute la perfection de ce procédé consisteen ce que le corps engagé comme ornement dans l’autre corps qui sertde fond, forme avec ce dernier comme un seul corps, afin que l’adhérencene s’altère jamais ni par l’usage ni par l’effet de la dilatation ou de la con-traction que dans tous les corps produisent les changements de tempé-rature. Les incrustations n’exigent pas toujours des moyens artificielsd’adhérence, il suffit que le creux qui sert de cavité au corps incrusté etce corps étranger qui y est enchâssé, forment un parfait assemblage,ou que l’un des corps soit dur et à bords dépolis et l’autre malléable etductile, de manière que les petites dents microscopiques de l’un pénètrentdans la masse de l’autre, pour qu’entre les deux se forme l’adhérence laplus tenace. Ce résultat s’obtient pour certains corps et non pour d’autres.La marqueterie, qui est une incrustation de bois, exige l’emploi de colles etde matières agglutinantes. La niellure qui est aussi une incrustation d’unematière noire vitrifiée dans une surface d’argent ou d’or, demande l’ac-tion du feu pour qu’il y ait fusion et cohésion. L’émail qui est de mêmeun autre genre d’incrustation, réclame, comme la niellure, la fusion au feude la pâte pulvérisée qui fut premièrement du verre et qui doit se revitri-fier après dans la cavité qu’elle est appelée à remplir. La damasquinure,semblable jusqu’à un certain point à l’incrustation de pierres dures surfond métallique, n’a pas besoin de plus de cohésion que celle que pro-duisent à sec les coups de maillet ou de marteau sur le métal précieuxque Ton enchâsse dans les vides ouverts par le burin sur la surface defer ou d’acier. Enfin la mosaïque est un autre genre d’incrustation et
1 Dans la monographie sur les Couronnes de Guarrazar, qu’il publia dans le tome m du Musée Espagnold’Antiqüités.