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6 (1859) Tarragona - Toledo / por Manuel de Assas ... [et al.]
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MONUMENTOS ARQUITECTÓNICOS DE ESPAÑA .

vaciones ó modificaciones en los procedimientos del mundo antiguo, úni-cos racionales y sugeridos por el común seso, respecto de las diferentesespecies de incrustaciones que conocieron y emplearon.

Y lo mismo dirémos de los engastes. ¿Qué procedimientos usaron losque labraron las coronas de Guarrazar para sujetar en las chapas de orode éstas las hermosas gemas que las realzan? Pues no oíros más que losque usaron los orífices de la bárbara Escandinavia y los de la culta Bi-zancio, esto es, ó el de ir pacientemente trazando en la alhaja, y soldandoá ella despues, los cercos ó filetes de metal que habían de abarcar y con-tener las piedras preciosas, afianzando éstas de la manera más sólida po-sible, ó el de rehundir el metal donde se encajaba la piedra, replegandoluego sobre ella la pestaña ó borde para que no pudiera salirse. Otros bár-baros ménos adelantados que los escandinavos en artes industriales, como,por ejemplo, los francos merovingios, empleaban la pasta de almástiga yotras sustancias aglutinantes para pegar las gemas cuando adornaban conellas los objetos de su arreo militar y los dijes de sus mujeres; mas estono era propiamente engastar. Del primer método, que es el del engasteordinario, y el más seguro, son ejemplo en nuestras alhajas visigodas to-dos los soberbios chatones de perlas y zafiros que realzan las coronas deSuinthila , de Recesvintho y de Sonnica 1 ; los que vemos en el brazo ófragmento de la soberbia cruz procesional adquirida por el Ministerio de Fomento 2 ; los que avaloran la pequeña corona votiva número n de lalámina II; la cruz de Sonnica; las cruces pendientes de las coronas debarretas, números v y vi de la misma lámina, y el alpha que allí damosreproducida. Todos estos engastes requerían como arte auxiliar la solda-dura del oro, y esta operación aparece verdaderamente ejecutada de unamanera magistral. «Los filetes que sostienen las perlas y zafiros (en la co-»rona de Suinthila ), ó sea los engastes de estas piedras, no están fundi»dos formando una sola pieza con el aro (observa nuestro juicioso amigo»y compañero el precitado Sr. Rada), sino que se hicieron separadamente,»uniéndose á él despues de labrados. Diferentes piezas, por lo tanto, en-»traron á componer la faja que constituye la corona, piezas de oro cuya»unión es uno de los más curiosos estudios que ofrece esta notable obra»del arte visigodo. Por más que se examine con el mayor detenimiento y»escrupulosidad la corona, no se encuentran las señales de las soldaduras»que, al parecer, debieron hacerse para reunir las várias chapas de oro que

»la componen.» «Esto, que áun hoy difícilmente se consigue, pudiera

»obtenerse por el medio que usan los fabricantes de filigrana de Génova y»otros puntos, que podemos denominar de limalla, con el cual, en efecto,»no aparecen las soldaduras; pero ademas de que aplicado á grandes su-» perficies no da el mismo resultado que cuando se aplica á las menudas»labores de filigrana, para que le hubieran usado los orfebres visigo-»dos sería necesario suponer en ellos mayor refinamiento de cultura ar-»tística que para ocultar las soldaduras; y á esto, repetimos, se oponen»los caractéres todos de las coronas que examinamos y de las llevadas á»Cluny. Hay otro medio, á que llaman los franceses brasé, que si bien ra-lísimas veces, todavía se pone en práctica, que por su misma sencillez»lleva todas las condiciones de ser más primitivo que ningún otro, y el»cual, no necesitando intervención de objetos extraños, permite que la»unión quede perfectamente disimulada. Este procedimiento consiste en»unir íntimamente las piezas despues de bien limpias, sujetándolas á la»acción del fuego, á fin de que la exudación superficial de las dos partes»puestas en contacto produzca el enlace: sistema que requiere mucha prác-»tica para retirar á tiempo el fuego ántes de que las piezas se fundan.»

Creemos que el Sr. Rada no se ha equivocado en su conjetura: másdirémos, no puede haber sido ejecutada por otro sistema la soldadura delas cápsulas de engaste de las gemas de las referidas coronas y demas al-hajas, porque harto revela la colocación de estas cápsulas sobre las super-

1 Véanse las láminas I y II, Coronas y cruces visigodas de Guarrazar.

2 Véanse en la lámina II.

celle-ci réclame forcément une substance, comme la chaux ou le ci-ment, pour que les petites pierres dont se compose sa face supérieure(tesserae) forment un tout avec le fond auquel elles sont appliquées ; mais,ni aux visigoths ni aux germains du nord, il ne leur est jamais venu à les-prit dintroduire des innovations ou des modifications dans les procédésdu monde ancien,les seuls rationnels et suggérés parle sens commun,en ce qui touche les différentes espèces dincrustations quils connurent etemployèrent.

Nous dirons la même chose des enchâssures ou sertissures. De quelsprocédés se servirent ceux qui firent les couronnes de Guarrazar pour assu-jettir aux feuilles dor de celles-ci les belles pierres précieuses qui les rehaus-sent? Eh bien, ils nen employèrent pas dautres que ceux dont se servirentles orfèvres de la barbare Scandinavie et les orfèvres de lEmpire byzantincivilisé, cest-à-dire, ou bien celui de dessiner avec patience sur lobjetprécieux, et dy souder ensuite, les bandelettes en métal qui devaient em-brasser et contenir les pierres précieuses, celles-ci y étant retenues de lamanière la plus solide possible, ou bien celui de creuser le métal lonencastrait la pierre, en ramenant ensuite sur celle-ci les bords pour quellene pût sortir. Dautres barbares moins avancés que les Scandinaves dansles arts industriels, comme par exemple les francs mérovingiens, emplo-yaient la pâte de résine et dautres substances agglutinantes, pour collerles pierres précieuses quand ils sen servaient pour orner les objets de leurattirail militaire et les bijoux de leurs femmes; mais cela nétait pas à pro-prement parler enchâsser. De la première méthode, qui est celle de len-châssure ordinaire et la plus sûre, nous avons comme exemple dans notretrésor visigoth, tous les superbes chatons de perles et de saphirs qui embe-llissent les couronnes de Suinthila , de Recceswinthe et de Sonnica 1 ; ceuxque nous voyons sur la branche ou fragment de la superbe croix proces-sionnelle acquise par le ministère de Fomento 2 ; ceux qui brillent dans lapetite couronne votive numéro n de la planche II ; la croix de Sonnica ; lescroix pendantes des couronnes en grille numéros v et vi sur la même plan-che, et Y Alpha que nous y avons reproduit. Toutes ces enchâssures deman-daient comme art auxiliaire la soudure de lor, et cette opération paraîtvéritablement avoir été exécutée de main de maître. «Les bandelettes qui»soutiennent les perles et les saphirs (dans la couronne de Suinthila ), cest-» à-dire les enchâssures de ces pierres, ne sont pas fondues en formant un»tout avec le bandeau (comme le fait observer notre judicieux ami et col-lègue M. Rada, déjà cité), mais elles furent faites à part et appliquées»après coup au bandeau. Différentes pièces par conséquent composèrent»le bandeau qui constitue la couronne, des pièces en or dont la réunion»est une des plus curieuses études que présente ce remarquable travail de»lart visigoth. Que lon examine longuement et minutieusement cette»couronne, on ny trouvera aucune trace des soudures qui, selon tou-rtes les probabilités, durent être faites pour réunir les diverses feuilles»dor qui la composent. Ce résultat, auquel aujourdhui encore on par-vient difficilement, pourrait être atteint par le moyen quemploient les»fabricants de filigrane de Gènes et autres, moyen que nous pouvons»appeler de la limure et avec lequel en effet les soudures ne parais»sent pas. Mais outre que ce procédé appliqué à de grandes surfaces»ne donne pas le même résultat que quand on lemploie sur de petits»ouvrages en filigrane, pour que les orfèvres visigoths sen fussent servi il»faudrait supposer chez eux un plus grand perfectionnement de culture»artistique que celui de cacher les soudures, et à cela, nous le répétons,»sopposent tous les caractères des couronnes que nous examinons et de»celles qui ont été transportées à Cluny. Il y a un autre procédé, celui»de braser, employé encore quoique bien rarement, et qui remplit, par»sa simplicité même, toutes les conditions dêtre plus primitif quaucun»autre; il ne demande pas le secours dobjets étrangers et permet de»dissimuler parfaitement la soudure. Ce procédé consiste à joindre dune»manière parfaite les pièces après les avoir bien nettoyées, et à les sou-» métré à laction du feu, afin que la liquidation superficielle des deux»parties mises en contact produise la liaison. Ce système demande une»grande pratique pour savoir retirer à temps le feu avant que les pièces ne»fondent. »

Nous croyons que M. Rada ne sest pas trompé dans sa conjecture,nous dirons plus, cest que la soudure des chatons ou enchâssures despierres précieuses des couronnes et des autres joyaux mentionnés, napu être exécutée autrement, parce que la pose de ces capsules sur les sur-

1 Voir les planches I et II, Couronnes et croix visigothes de Guarrazar.

2 Voir sur la planche II.

'A 12 323 foi.