CORONAS Y CRUCES VISIGODAS DEL TESORO DE GUARRAZAR.
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rate de la sala IV, en el ala izquierda del palacio del Trocadero (en laExposición Universal de París), los vasos de bronce, barro y vidrio deM. Julien Gréau; las fíbulas y armas de los sepulcros de Bréban y delMarne , todas de vidrios rojos y pastas de colores, y tan profundas comolas de las armas de Pouan. Del mismo estilo que aquellas alhajas escandi-navas, y con iguales incrustaciones, se nos presentaban en los escaparatescentrales de dicha sala IV los objetos de tocador, también merovingios, dela Condesa de Isnards-Suze, de M. Benjamin Fillon y de los museos deSaint-Germain y Boulogne.
Los Visigodos, mucho más civilizados que los Francos , sobresalían enla orfebrería y en otras artes, desde la misma época en que Eurico teníaen Tolosa su córte. Allí imperaban, según el testimonio irrecusable de Si-donio Apolinar, la elegancia griega, la abundancia gálica, la actividaditaliana, y una disciplina y magnificencia por todo extremo regia. «Acabode ver, escribía aquel singular cronista, al joven Sigismer, de sangre real,vestido como un recien desposado al uso de su nación. Dirigíase al pre-torio de su suegro: precedíale un caballo todo cubierto de refulgente pe-drería, y él iba revestido de un manto de escarlata que deslumbraba consus recamos de oro y con la blancura de la seda que le guarnecía.»—Lossucesores de Eurico , cuyo reino comprendía, según dejamos apuntado,toda la Narbonesa, la primera Aquitania y gran parte de España , siguieronfavoreciendo las artes suntuarias, y reunieron en sus guardajoyas consi-derable número de alhajas de metales preciosos y pedrería. El mismo Gre-gorio de Tours , que nos ilustraba poco há acerca de los tesoros artísticosde los reyes Francos , nos revela lo que fueron los de los Visigodos. Unahija de Clodoveo, Clotilde, casó con el rey visigodo Amalarico , que eraarriano, el cual prometió solemnemente respetar la religión de su esposa;pero no cumplió su promesa, sino que con malos tratamientos quiso obli-garla á abjurar la fe católica. La infeliz Clotilde, reducida á prisión y es-piada de continuo en sus más insignificantes acciones, halló, sin embargo,el medio de hacer llegar á manos de su hermano Ghildeberto un pañueloteñido de sangre, como prueba de los ultrajes que de su marido recibía;Ghildeberto tomó las armas para vengar á su hermana, y á la cabeza deun ejército numeroso se entró por los Estados de Amalarico . Salió el visi-godo de Narbona á hacerle frente con sus tropas: empeñóse una sangrien-ta batalla á vista de aquella ciudad, y quedando el rey franco dueño delcampo, entró en ella, sacó á su hermana de la prisión en que gemia, yse apoderó de los tesoros de Amalarico . Entre las alhajas que le arrebatóhabía vasos sagrados de gran valor: sesenta cálices, quince patenas y vein-te cajas para guardar los Santos Evangelios, todo de oro y piedras pre-ciosas: preseas que fueron inmediatamente distribuidas á las basílicas éiglesias de los santos.
Guando el rey Athanagildo casó á su hija Brunehilda con Sigeberto ,rey de Austrasia , la dotó de soberbias piezas de orfebrería, y en susbodas, que se celebraron en la ciudad de Metz (en 566), las mesas fueronliteralmente cubiertas de vajilla de oro y plata cincelada, y se escancióel vino en copas de materias preciosas y pedrería 1 . — Ocupando la sillaepiscopal de Auxerre aquel piadoso prelado Didier, á quien vimos poco háregalar á su iglesia cantidad considerable de piezas de orfebrería de la anti-güedad pagana, la misma princesa visigoda ofrendó en los templos de dichaciudad, en los primeros años del sétimo siglo, várias joyas de ingente valor.La crónica de los obispos de aquella diócesis, documento curioso debido ávarios escritores anónimos que tuvieron el cuidado de ir recogiendo los he-chos de cada prelado después de su muerte, nos da la descripción de dichosobjetos. En la catedral ofrendó Brunehilda á Dios y á San Estéban, pormanos de aquel santo prelado, un cáliz de ónice, guarnecido de oro pu-rísimo y de singular belleza; en la basílica de San Germán, que teníaescogida para su sepultura, ofrendó una gran fuente (missorium) de plata,de 57 libras de peso, en que se veia la historia de Eneas y grabado elnombre de Thorsomodus (Turismundo ); otro missorium plano y sin bajo-relieve, que pesaba 30 libras; una copa de anacta (bacchonicam anac-team ) de peso de 15 libras, que tenía en el centro un león con un oso, yen la circunferencia hombrecillos cazando fieras; otra copa que pesaba 9libras, en que estaban figurados un hombre y una mujer en un campocubierto de florecitas; una escudilla de anacta, de 5 libras y 6 onzas depeso, donde había un hombre á caballo con una serpiente en la mano;
Vita S. Fridolini, ap. Script. rer. Cali , et Franc., t. III, p. 388.
d’une manière satisfaisante les publications de M. Oscar Montelius, sont ce-lles que nous présentaient, il y a peu de mois, dans la première vitrine dë lasalle IV de l’aile gauche du palais du Trocadéro (Exposition universelle deParis), les vases de bronze, de terre-cuite et de verre appartenants à M. Ju-lien Gréau, les fibules et les armes des tombeaux de Bréban et de laMarne, incrustations de verres rouges et de pâtes de couleur aussi pro-fondes que celles des armes de Pouan. Dans les vitrines centrales de cettemême salle IV, on voyait des objets de toilette, également mérovingiens,de la comtesse d’Isnards-Suze, de M. Benjamin Fillon, des musées deSaint-Germain et de Boulogne, d’un style tout-à-fait pareil à celui des jo-yaux Scandinaves dont nous venons de parler.
Les Visigoths, beaucoup plus civilisés que les Francs, se distinguèrentdans l’orfèvrerie et dans les autres arts depuis l’époque même où Eurictint sa cour à Toulouse . Là régnaient, suivant le témoignage irrécusablede Sidoine Apollinaire , l’élégance grecque, l’abondance gauloise, l’activitéitalienne, une discipline et une magnificence vraiment royales. «Je viensde voir, écrivait ce singulier chroniqueur, le jeune Sigismer, de race ro-yale, habillé comme un jeune fiancé à la mode de son pays. Il se dirigeaitvers la maison de son beau-père ; un cheval tout couvert d’étincelan-tes pierreries le précédait ; lui-même était revêtu d’un manteau royalécarlate qui éblouissait par ses broderies en or et par la blancheur de lasoie qui le garnisait.»—Les successeurs d’Euric , dont le royaume com-prenait, suivant ce que nous avons dit, toute la Narbonnaise, la premièreAquitaine et une grande partie de l’Espagne, continuèrent à favoriser lesarts somptuaires et réunirent dans leur trésor un nombre considérable dejoyaux en métaux précieux et en pierreries. Le même Grégoire de Tours qui, il y a un instant, nous éclairait sur les trésors artistiques des roisFrancs, nous indique ce que furent ceux des visigoths. Une fille de Clovis ,Glotilde, épousa le roi visigoth Amalaric : celui-ci, quoique arien, avaitpromis solennellement de respeter la réligion de sa femme ; mais il netint pas sa parole, et voulut au contraire l’obliger par de mauvaistraitements à abjurer la foi catholique. L’infortunée Glotilde, mise enprison et espionnée continuellement dans ses actes les plus insignifiants,trouva cependant le moyen de faire parvenir aux mains de son frère Chil-debert un mouchoir teint de son sang, comme preuve des outragesqu’elle recevait de son mari. Childebert prit les armes pour venger sasœur, et à la tête d’une nombreuse armée pénétra dans les états d’Ama-laric. Le visigoth sortit de Narbonne pour lui faire face avec ses troupes ;une sanglante bataille s’engagea tout près de cette ville. Le roi franc, étantresté maître du champ de bataille, entra dans la ville, tira sa sœur de laprison où elle languissait et s’empara des trésors de Amalaric . Parmi lesjoyaux qu’il lui enleva se trouvaient des vases sacrés de grande valeur:soixante calices, quinze patènes et vingt boittes pour renfermer les Saints-Evangiles, tout en or et en pierres fines. Ces joyaux furent inmédiatementdistribués aux basiliques et aux églises des saints.
Quand le roi Athanagilde maria sa fille Brunehaut avec Sigebert, roid’Austrasie , elle apporta en dot de superbes pièces d’orfèvrerie, et à lanoce qui se célébra dans la ville de Metz (en 566) les tables furent litté-ralement couvertes d’une vaisselle d’or et d’argent ciselé, et le vin fut versédans des coupes de matières précieuses ornées de pierreries 1 . Didier, ce pieuxprélat que nous avons vu tout-à-Theure donnant à son église une quantitéconsidérable de pièces d’orfèvrerie de l’antiquité païenne, occupait lesiège épiscopal d’Auxerre lorsque la même princesse visigothe offrait auxtemples de cette ville, dans les premières années du septième siècle, diversjoyaux d’une très-grande valeur. La chronique des évêques de ce diocèse,document curieux dû à plusieurs écrivains anonymes qui eurent le soinde recueillir les faits de chaque prélat après sa mort, nous donne la des-cription des objets dont il s’agit. Dans la cathédrale, Brunehaut offrit àDieu et à Saint-Etienne, par les mains de ce saint prélat, un calice enonyx garni d’or très-pur, et d’une rare beauté. Dans la basilique de Saint-Germain, dont elle avait fait choix pour y être enterrée, elle offrit un grandplat (missorium) d’argent, du poids de 37 livres, où l’on voyait l’histoired’Enée et le nom gravé de Thorsomodus (Thurismond) ; un autre misso-rium , uni et sans bas-reliefs, pesant 30 livres; une coupe en anacte (bac-chonicam anacteam) pesant 15 livres, laquelle avait au centre un lion etun ours et sur la circonférence de petits hommes chassant des bêtes fé-roces; une autre coupe qui pesait 9 livres, sur laquelle étaient repré-sentés un homme et une femme dans un champ couvert de petites fleurs ;une écuelle en anacte, du poids de 5 livres et 6 onces, sur laquelle il y
1 Vita S. Fridolini, ap. Script . rer . GalL et Franc, , t. III, p. 388-