PRÉFACE.
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is tée du peuple, & fur tout du peuple de la,a campagne, la connoiíTance des plantesis vénéneuses, & des secours qu’il convientié d’opposerà leurs mauvais effets; d’autantì . plus qu’on en cultive plusieurs dans lesis jardins , à cause de la beauté de leurs:e sieurs.
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II Enfin, il est encore un motif bien pro-ie pre à réveiller toute notre vigilance furle cette partie de la botanique. On fait queil les plantes vénéneuses ne font que trop- souvent pernicieuses aux bestiaux, cette:l denrée si précieuse. Cela arrive princi-e paiement dans les pâturages humides &:s marécageux où ces plantes se trouvent leit plus ordinairement, sur-tout si on y menes, paître le bétail pendant qu’elles font en-, core trop jeunes pour qu’il puisse êtreit averti de leurs mauvaises qualités, par(i l’odorat ou le goût. On a des exemplesi. de troupeaux entiers, absolument détruits, par de semblables causes, & Mr. de Linnéf. en a été témoin, comme il le rapportee dans Phistoire de son voyage en Laponie.Je nie rappelle à cette occasion une ob-servation bien intéressante , dont le cé-e lebre Mr. Allamand , recteur de l’acadé-i- "lie de Lausanne, m’a fait part dans une> , conversation au sujet de cet ouvrage-
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