PRÉFACE.
Xxij
ci (*). Etant entré dans un étable, où iiy avoit une grande quantité d’animauxmalades d’une épizootie très-funeste quirégnait alors, dans l’idée qu’il pourroity faire quelque observation propre à luifaire découvrir la cause d’un fléau si terri,ble pour le pays en général, & en parti,culier pour le lieu où il i'e trouvoit enqualité de pasteur; il remarqua, que tousles animaux malades étoient d’un côté dePétable, & que ceux de l’autre étoienttous sains. 11 crut que cela étoit ainsi,parce qu’on les avoit séparés à dessein ;mais fur ce qu’on lui assura , que ces bê-tes étoient devenues malades en restant àleur place accoutumée , il conclut, qu’ilfalloit que cela vînt de la mauvaise qua-lité du fourage qui se trouvoit dans unedes crèches, tandis que celui de l’autrecrèche étoit sain. En effet, ces fourragesvenoient de différons prés, dont l’un fansdoute ne s’étoit pas trouvé infecté de laquantité d’herbes vénéneuses , qui cetteannée-là s’étoient peut-être multipliéesbeaucoup plus qu’à l’ordinaire.
Les gens qui aiment à objecter & à ob-
( * ) Il étoit l’interlocuteur de celle dont je rendîcompte au commencement de cette préface.