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Discours préliminaire
point de venir à notre secours. Pour ctqui est du fruit du mancenilier, il ne pa.roît pas, qu'il puisse réunir le goût flat-teur qu’on lui attribue, avec une ácretcque le palais condamne ; & M. dë Hal-ler ne croit pas qu'il soit possible de s’em-poisonner avec ce fruit, à cause de l’acrí-moníe brûlante , qui fait qu’il ulcéré labouche & les levres ; ce qui ne peut guettarriver fans que le goût en soit affecté (i),Les fleurs du bois-gentil , sont dans ltmême cas.
Mais la nature n’a pas borné là ses soins,elle les a multipliés presque à l’infini, &elle les a étendus en mere tendre & pré-voyante, jusqu’aux parties, qui semblentle moins exposées aux effets nuisibles dessubstances ennemies de notre corps, enappropriant ces foins de la maniéré la plussage aux différeras accidens , J qui peuventen résulter. Toute la sagacité humaine, estcertainement bien éloignée d’approcher decelle que la nature fait appercevoir danscette rencontre. Mais pour mieux sentircette vérité , nous allons suivre encorepour quelques momens ses opérations dansles cas, où le corps est attaqué au-dehors ouau- dedans par quelque substance véné-neuse ; nous la verrons, semblable à un
C f] Voyez encore Ilalkri Pbyjìol. p. 123, 124,182 - 184 *