Zs8 Hijloiredes Plantes vénéneuses
thode qui m’a réussi pour sauver les deuxfamilles dont je fais mention dans la noteb). J’ai fait prendre à chaque malade ton.tes les heures une prise de poudre compo.fée de magnésie ou coquilles d’œufs pilées,■de nitre & de sel de tartre, de chaqu’un deuxdragmes, mêlés & partagés en douze do.ses, dans beaucoup d’eau miellée ou de lait;je diminuois ces doses suivant l’âge. kbout de deux jours les plus malades furentparfaitement rétablis.
D’habiles praticiens conseillent de faire■vomir en donnant de l’ipécacuanha; maisjene voudrois pas m’expoîêr à perdre un temsprécieux en essayant cet cinétique, qui dans
soupissement & une insensibilité, qui étoienttels,qu’ils ne différaient en riçn d’une apoplexie com-plette : it avait les dents absolument serrées. Censà qui pavois donné le foin de lui faire avaler l’éméti-que , y avoient renoncé , après plusieurs tentative!inutiles; & it y a apparence que le malade seroitmort dans cet état, si je n’avois pas eu la patiencependant deux heures, de tenir fortement appliquecontre fes dents , le dos de la lame d’un petit Coc-teau d’argent fermé, afin de profiter de quelquesinitans où les dents étoient un peu moins ferrées..Alors je faifois entrer dc force cette lame, qui agis-sant connue un coin, ouvrait un passage au manche,qui en me servant comme un levier , donnoit alfad’ouverture pour introduire une cuillère à caffe plei-ne de la liqueur émétique. Ce ne fut qu’au bout dídeux heures d’un travail de cette espèce, que lemalade ayant fans doute avalé la dose nécessite,