2 10 louis XIF".depuis Iamort cl u Cardinal Ma{ íírl ^jusqu’à la guerre de 1689. ; & mê-me dans cette guerre le corps del’Etat, commençant à être maladese soutint par la vigueur que Cclbtrtavait répandue dans tous ses mem-bres. L’Auteur du Détail prétendit»que depuis 1660. les biens-fondsdu Royaume avaient diminué dequinze - cent-millions. Rien n’étaif»ni plus faux, ni moins vraisembla-ble. Cependant ses argumens cap-tieux persuadèrent ce paradoxe ri-dicule , à ceux qui voulurent êtrepersuadés. C’est ainsi qu’en Angle-terre , dans les tems les plus floris*sans, on volt cent papiers publics»qui démontrent que l’Etat est ruiné.
II était plus aisé en France qu’ail-leurs, de décrier le Ministère desFinances dans l’esprit des Peuples*Ce Ministère est le plus odieux»parce que les impôts le font tou-jours : il régnait bailleurs en géné-ral dans la finance , autant de préju-gés &c d’ignorance, que dans I 3Philosophie.
On s’est instruit si tard, que de«.os jours n ême, on a entendu en