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Tome premier.
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Mémoires Historiques.

Charles 1 Edition nouvelle des Capitulasses, & l’on y reconnoit, à Ja justification de la JProvi-Chauve. dence, nriquietude & les défiances dont le cœur de Charles étoit déchiré, tant du co-

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Chauve.

té de la mort qu’il apprehendoit que fur le sujet de son propre fils, dont il avoit né-

anmoins éprouvé depuis peu l’obéïssance, en lui faisant répudier sa femme qu’il aimoît,

pour le marier à une autre ; sur le sujet des Grands & des Peuples qu’il avoit égale-ment mécontentez ; c’est ainsi que la préoccupation de Pamour propre se dissipe à lafin & que tous les Monarques qui ont été les plus paffionez pour leur interét personeî,voyent disparaître les fausses idées qui les avoient fìatez & naître à leur place les dou-loureux reproches d'une conscience effrayée par la terreur de tous les événemens quine dépendent point de leur volonté. Voici comme celui-ci s’éxplique en l’Article 4. de sespropositions. ,, Comment pourrons-nous nous asseurer que nôtre Royaume ne fera,, point troublé par des factions & des guerres intestines jufqu’à nôtre retour & com-,, ment pouvons-nous nous asseurer de la fidélité de nôtre fils & de la vôtre? " Et quo-modo nos de filio nofiro ct? de vobis securi ejse pojsumus ? ou bien, comment pouvez-vousvous asseurer réciproquement les uns des autres, notre fils de vous & vous de lui, utvos ad ïnvïcem credere poffitis ? La reponfe n a rien que de respectueux 2c de sage, quoi >que les cœurs fussent ulcérez. ,, Vous avez nourri vôtre fils, lui dirent les Seigneurs,, assemblez, jusqu’à un âge où sa fortune dépend de vôtre disposition & de vos se-,, cours, & nous croyons que comme vôtre volonté est, après celle de Dieu, fa pre-,, miere réglé, c’est aussi vôtre volonté qui vous doit asseurer de lui. Quant aux trou-,, blés qui pourraient naître dans le Royaume, nulle plus grande sagesse que la vôtre,, n’est en état de les prévenir, & pour nous qui vous sommes attachez par tantde ser-,, mens réitérez en ce lieu de Quiercy, à Goudreville, Guniulphi vìllae & à Rheims,nous n’estimons pas qu’aucun de nous puisse oublier ou méconnoître un tel engage-” m ent. A l’égard de vôtre fils & de fa Dignité en particulier, au cas que Dieu &„ vous l’éleviez au Gouvernement de ce Royaume, nous lui garderons la fidélité qui,, de dioit est dûë au Souverain ; " Si Deus ct? vos ilhmin Regni regimine suUimaverìlis yct? in parte denotninaia defignaveritis, fie ct? fideles ejse cupimus , ficutì per rectum excelfio-ri debemus ; mais Charles, loin de les presser fur cet Article, leur déclara au contrairequ’au cas que le bruit de fa mort vint à se répandre en France, il désirait que l’on nechangeât rien au Gouvernement, avant d’en avoir une certitude entiere.

Jetasse les demandes & les réponses qui regardent l’Imperatrice Rithilde, l’espe-rance dont Charles fe flattoit d’en avoir un fils & en ce cas de faire regler la part queson fils aîné prendrait en France pour la posseder avec l'Empire, en laissant le surplusau fils qui n’est jamais né. Je passe de même les Ordonnances de la part des Roisd’Allemagne ou des Normands & pareillement tout ce qui regarde la disposition desDignitez Ecclésiastiques qui pourraient vaquer ; pour en venir à l’Article des honneursou dignitez séculières, Duchez, Comtez, &c. dans lesquelles ce Capitule & la suivantedéclaration semblent introduire la succession du pere aux enfans, chose qui ne paraitdans aucun autre Acte public. S’il meurt un Comte, dit-il, dont le fils soit en nôtrecompagnie, ou par nous employé en quelqu’autre lieu, ou qui soit enfant, nous ordon-nons que nôtre fils & tous nos fideles sujets veillent à la garde de fa Comté par leministère des amis ou des proches parens qu’il laissera, ou par les Officiers de la Comté,afin que rien ne fe perde au préjudice du fils, de la veuve ou au dommage public,mais si le Comte ne laisse point d’enfant, nous nous réservons la libre disposition de saterre, 2tc : Pro bac nullus irascetur y dit-il, fi cui placuerit dederimus potius quàm illi qui e-am bactenus providìt : c’est à dire, & personne ne se fâchera fi nous la donnons à qui il nousplaît , fans avoir égard à celui qui en a eu le ménagement. Au surplus, il veut & ordon-ne que les Evêques, Abbez & Comtes gardent la même réglé à l’égard de leurs terres,les laissant toujours autant qu’il fe pourra au fils de celui qui fera mort en possession,il recommande dans un autre endroit, que l’on soit éxact à lui faire sçavoir ce qui fe

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