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Mémoires Historiques.
Louis III. par la Meuse, brûla les Villes de Liège & de Tongres, Aix la Chapelle, Nuis fur le
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man n. Rhin, Cologne, Bonne, Trêves, Metz, &c ; les Evêques de ces deux dernieres Villes'w✓‘V''-' leur ayant livré bataille la perdirent avec un carnage effroyable des Païsans qu’ils a-voient amassé : Enfin Louis de Germanie se hâtant de former une armée pour leur op-
manIi. Rhin, Cologne, Bonne, Trêves, Metz, &c ; les Evêques de ces deux dernieres Villes
poser, mourut le 20. Janvier suivant, sans laisser aucun enfant ; l’Allemagne se trou-vant sans Chef dans un si grand besoin, l’Empereur Charles quitta l’Italie avec précipi-tation, & ayant donné le commandement des Troupes à Arnould, fils de son frere Car-loman, il s’avança pour combattre les Normands. Ce qui rendit la bande de Hasiou siterrible, étoit son union avec Hugues, fils de Waldrad, qui étoit ennemi implacable desRois ses cousins, à cause du refus constant qu’ils avoient fait de lui donner aucune parcdans les Etats de son pere dont ils étoient en possession ; l’armée de Charles eut d’abordquelques avantages, mais 1a maladie s’y étant mise presqu’aussi-tôt, tant par le défautde subsistance que par la disserence du climat de l’Italie, il en salut revenir à traiter avecles Chefs des Normands. Godefroy qui en commandoit 40000, avec lesquels il se rem-barqua, eut pour fa part 40000 marcs d’argent & tout le butin ; Sigefroy avec le restedes Normands reçût le baptême, la propriété du Comté de Frise, 2080 livres d’or pur& Gissesse, fille de Valdrave, soeur de Hugues, pour épouse.
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Carloman, seul Roi.
. Carlo- N cette année 882, le Roi Louis de France mourut a Tours, au retour d’une éxpe-
. 1 —i dition en Poitou contre les Normands ; on rapporte qu’il se rompit les reins en pas-sant à cheval sous une porte trop basse, poursuivant la fille d’un Citoyen nommé Ger-mond ; cet accident obligea Carloman à quitter le siège de Vienne, il en laissa la con-duite à Richard, Comte d’Autun, quoique frere de Bozon, & courut d’abord aux Nor-mands de la Loire qu’il trouva retirez, puis revenant promptement à Vienne, il rencon-tra à Autun le Comte Richard, qui, après la prise de la Place, lui amenoit fa femme& la fille de Bozon prisonieres. Mais la joye de ce succès fut bien-tôt traversée par latriste nouvelle que les Normands, descendus par la Somme, avoient forcé les Villes deLaon & de Rheims, & que le grand Hincmar, accablé de douleurs & d’années, fuyantles Barbares dans une litiere, étoit mort à Epernay ; Carloman y courut aussi tôt, & nepouvant autrement conjurer Forage, s’accommoda avec les Normands, leur laissant lebutin & leur payánt 12000 marcs d’argent, au moyen de quoi ils s’engagerent de neplus rien entreprendre contre ses Etats. En 884, le même Prince chassant dans la Forêtd’Iveline, qui fait à présent partie de celle de Montfort l’Amaury, fut blessé à la jambed’un coup de pieu par un Seigneur de sa Cour, & il mourut sept jours après, laissant laMaison Royale de France réduite a son frere Charles, lors âgé de cinq ans. II faloit quece Prince eût d« courage & de la vertu, puis qu’il ne voulut jamais nommer celui quil’avoit blessé, parce que c’étoit un pur accident, on a sçû néanmoins qu’il s’appeloitBerthold.
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Charles