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Tome second.
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Etat de la France. 381

tivement de six en six mois, au nombre de neuf, le Lieutenant General n’étant point obligé Lyon.à ce service, mais pouvant y aller quand il lui plait. En 1684 deux Conseillers originaires de' -St. Etienne obtinrent du Conseil la faculté d’y servir sans discontinuation : à leur example, lesnouveaux Officiers en demanderent 8c obtinrent tout autant, de forte qu’inscnsiblement cetteSenechaussée se séparé du Baillage de Montbrison, mais son district présent ne comprend pastout ce qui lui étoit accordé par l’Edit de création de 164s, il se renferme aux bornes del’Election ; il faut ajouter à ceci que le Baillage de Montbrison est Juge des matières du Do-maine, comme autems des Comtes de Forest, ayant été maintenu dans cette possession parArrêt contre les Trésoriers de France de l’année 168 f.

Le Forest est divisé en z 6 Chatelainies Royales, desquelles Surieu 8c St. Marcelin apparti- chaulaí-ennent au Marquis de Rochebaron ; Sernieres, St. Maurice, St. Haon 8c le Croyet au Ducde la Feuillade à titre d’échange, ce qui fait que les Officiers n’en font plus reputez Royaux ;

St. Victor 8c la Fouillouze engagées au S r - de Norestang $ St. Germain au S r - de Soutter-nonj l’ancien Clepe-neronde, la Tour en Jares, St. Jean de Bonnefond 8c Rocheblaine en-gagées à divers particuliers, en conséquence de l’Edit pour l’aliénation du Domaine ; partantil ne reste en la main du Roi que Montbrison, Chateauneuf, Marcilly, St. Bonnet le Châ-teau, Chambeon, Feurs, Sivry le bois, Donzy, Virignieu, St. Galmier 8c St. Hean. L'usagedu Pais est que les Châtelains font aussi Capitaines des lieux, ce qui a été cause pendant lestroubles que plusieurs Gentilshommes distinguez ont affecté ces sortes d’Emplois, à cause del’autorité ; mais la pluspart s’y étant voulu maintenir fans faire exercice de la Justice, ontperdu leur cause au Conseil. Le Marquis d’Urphé, outre fa qualité de Bailly de Forest, estChâtelain de Montbrison.

II reste à parler de trois petits B alliages, desquels celui d’Argentai est le plus considérable Pet - Usayant quinze Paroisses dans son ressort ; les Officiers, au nombre de six, en font riches & Baillages.capables. Le Baillage de Chaufour a peu d’étenduë, il a été autrefois en dispute entre leComte de Forest 8c l’Evêque du Puy qui le céda au premier à condition d’y établir un Jugerésident ; le Village de Chaufour s’étant détruit dans la fuite, les Officiers ont eu la permissi-on de tenir leur Justice à St. Bonnet, quoique hors de leur Jurifdiction. Quant au Baillagede St. Feriol il n’a presque point d'étendue hors du lieu qui n’est qu’un médiocre village.

Le Siège du Baillage de Beaujolois est à Villefranche, il est à la disposition du Duc d’Or. -Baillage deleans comme Seigneur, & c’est lui qui remplit les Charges, mais le Roi en donne les provi- beaujolois.fions. Le Lieutenant General est le S r - Mignot de Buíîy à qui son pere en a acheté la Chargeyoooo 1. l'Auteur loue son esprit 8c son sçavoir, mais il taxe fa condition, le droit annuel estétabli parmi ces Officiers depuis iy§6 : on peut observer qu’il n’y a point à Ville-franche depremier degré de Jurifdiction. Le reste du Beaujolois est divisé en sept Chatelainies, desquelles Bcaujeu, Belleville, Chamelet, St. Simphorien, Delay 8c Ferreux font en la main duSeigneur avec environ trente Paroisses, les deux autres qui font Thify 8c Amplepuis font alié-nez avec la Justice de plus de quatre vingt Paroisses, dont les appellations vont au Baillage.

Par Edit du mois de Janvier 1689, il fut créé seize grandes Maîtrises des Eaux 8c Forêts de^France, entre lesquelles tout le Royaume a été partagé. Celle de Lyon comprend, outre la des eauxGénéralité, les Paroisses d’Auvergne 8c Dauphiné avec 4800 1 . de gages effectifs 8c plusieursautres droits ; le S r - Ribier en a été pourvu. II y avoir d’ancien tems un Maître particulierétabli à Lyon 8c un autre en Beaujollois à disposition du Seigneur, ainsi l’Edit de 1689 n’arien changé à cet égard.

L’Auteur traite ensuite du Bureau des Trésoriers de France, dont il prend l'origine dés Bureau desle tems qu’il „’y avoit en France que quatre Trésoriers ou Généraux des Finances ; il ajout efinances.qu’après rétablissement des recettes generales, qui est de l’année 154r, Henry II. créa enifs 1 un trésorier de France pour chaque Généralité, 8c en iyyy un autre Officier en titrede General des Finances ; à celui-ci fut attribué la connoissance des matières de taille 8c degabelle ; Sc celles du Domaine resterent au précédent ; en 15-71 il fut crée par Charles IX.un second Trésorier 8c un second General dans chaque recette ou Généralité ; en 1/77Henry III. créa un cinquième Officier 8c par le même Edit réunissant les fonctions 8c les qua-Tom. IL E e e e e litez