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Tome second.
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Etat de la France.

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Rhône d’environ 3000 1. 8c le dixième du vin vendu par les cabaretiers, qui est le seul L yo n.droit qui ne cesse point pendant la foire, le produit a monté a 90000 1. par an, mais ilá ses crues 8c ses diminutions, parce qu’il fuit le prix courant. En 1495 il f ut accordéà la Ville un octroy de zs. 6d. par afnée de vin,en 1600 un autreoctroy de 602001. s ur l e tiersen fus des droits de doiianne, qui est appelle le tiers surtaux ; en 1632. il fut encore accordélos. par afnée de vin3 en 1677 Sc 1679 on accorda encore 37s. par afnée pour le payementdes rentes viagères avec un droit fur le pied fourché dont la durée est bornée par l’Edit aumois de Mars 1701, ce droit qui a monté à 180000 1 . est diminué de plus de 30000 1 . II en-troitàLion 240200 athées de vin, chargées de 3I. 7 s. 6 d. d’entrée ; la diminution est de80000 athées; partant le produit n’est que de 410000 1 . Enfin l’octroy des deux pour centíùr les marchandises à l’éxception des Soyes, produit 2,00000 1 . il finit avec Tannée 1698 : letotal de ces octrois monte à 746000 l.Le tiers surtaux produit 217000 1 . 8c le droit d’Octroy,177000I. Le total est de 4222001. fur lequel la Ville profite de 60000 1. tirés en comptedans la somme totale de Tarticle précédent. Enfin la Ville a fait une ferme généra'e de sesbiens patrimoniaux Sc autres droits a T exception de droit de douanne, de celui de relue, dudernier octroy fur le vin, du pied fourché, du greffe de la conservation, du droit des petitssceaux, de celui de mesurage Sc de l’attache des bateaux, le bail général monte à 697000!.c’est à dire 100000 1 . moins qu’il ne valoit ci-devant; Sc la Regie des droits exceptez monteau moins à 600000 1 . ainsi le total des revenus de la Ville est de 1300000 1 .

Charges dela Ville.)

Sur quoi elle paye au Roi pour la subvention

24000 1.

Pour la ferme du surtaux

340000

Pour la relue

3 y 00

Pour les pensions Sc logemens

42000

Pour les robes Sc gages d’Officiers

31000

Pour les frais de Regie

22000

Pour les depenfes ordinaires de l’Hotel de ville

48000

Pour les rentes 8c contracts de constitution

100000

Pour les rentes viagères

400000

Aux Génois à ses Regîtres

7/000

En éxemptions

2/000

Pour les droits de jauge 8c courtages pendant la guerre

1 30000

Pour le Controlle des Actes de Notaires

18000Total 12/8/00

L’Auteur passe ensuite à T examen du Commerce de la Généralité Sc il observe d’abord à ce d# Com<sujet que le terrain ayant peu d’avantages naturels Sc étant fort resserré, on doit conelurrequ’il merce &‘-ne subsiste que par le moyen du Commerce, qui lui donne aussi celui d’acquiter les groíses neral ‘sommes que les trois Provinces payent au Roi. 11 ajoute que la Ville de Lyon est le mobileSc le principe de tout le gain qui s’yfait, c’est pourquoi il est dabord obligé de faire attentionà trois choses differentes qui la concernent en particulier; íâ situation, ses forces Lc íá placedu change. A T égard de la premiere onfçait assez la facilité que les rivières du Rhône Sc de situationSaône & la proximité de la Loire donnent aux transports des marchandises ; mais le principal de Lion ,avantage de la situation de Lyon est d’être au centre du commerce qui fe fait entre l’Italie,TEfpagne, la France, T Allemagne, la Hollande Sc l’Angleterre. Ce seroit en efièt une eípeced’entrepôt pour ces differens pais, si les malheurs de la guerre Sc la quantité de droits qu’on yleve, n’éloignoicnt les marchands malgré eux; c’est ce qu’il est aisé de reconnoitre par le grandcommerce qui fe sisit dans les foires où les negotians sont attirez par la feule idée de la fran-chise, malgré les petits inconveniens qui s’y rencontrent. Les foires de Lion ont succédé k Fo ; recelles de Brie Sc de Champagne Sc doivent leur établissement au Roi Louis XI, qui voyant ^7»"-que la Ville de Geneve faisoit tout le commerce d’Italie Sc jugeant qu’il ne seroit pas aisé defaire changer de route au negoce qui se portoit naturellement de ce cote la, pensa l’attirer àLyon en y établissant quatre foires franches : le succès en fot tel que Geneve tomba presqueT o m. II. Ggggg aussitôt