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Tome second.
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Etat de la France.

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Mais comme il est presque impossible de ne pas faire de fautes dans une si grande en- Lan-treprise, il faut avouer que celle-ci a les siennes, dont la plus remarquable est de n’avoír guedoc.pas fait paíïèr le Canal plus près des Villes de Carcaffonne & de Beziers pour l’avantagedu commerce de toutes les deux : l’Auteur n’oublie point a cette occasion de donner au dans laMaréchal de Vauban la louange d’avoir soutenu l’entreprise qui fut sur le point d’être a- ^'^ ruc ‘bandonnée pour la difficulté de surmonter l’obstacle des rivières & des torrehs qui com-bloient le Canal. Ce fut lui qui donna l’idée des ponts & des aqueducs fous lesquelsils passent, qui en donna les plans & les desseins & qui en lassant creuzer des Coníre-ca-naux, a mis le principal au point qu’il n’y en entre qu’autant que l’on veut & quand onle veut. II a aussi donné l’idée d’un second réservoir plus grand encore que celui de S.

Feriol & en a marqué le terrain. II a même pensé à élargir le Canal & aggrandir toutesles Ecluses pour faire que les Galères puissent passer aisément d’urte Mer à l’autre. LaI e . pierre a été posée en 1667, & trente années après que le travail s’est trouvé parfait Durée dmau point que la communication des deux Mers est entiere, il ne reste à desirer qu’une trava, hhûreufe paix, qui puisse en faire ressentir les avantages de plus en plus.

Outre ce grand & magnifique Canal, il y en a divers autres de nouvelle fabrique qui Autrescommuniquent aux villes voisines de la Mer. Celui de Grave est navigable jusqu’à C ‘ , ”'* KX 'Montpellier & communique aux Etangs & à la Mer par la Riviere du Lez ; celui deLunel aboutit pareillement aux Etangs ; ceux de la Radelle, de Bourgogne, de Sil-vestal, communiquent d’Aiguemorte au Rhofne, aux Etangs & àda Mer, tant pour letranlport des sels que de toutes fortes de Marchandises : Le Canal de la nouvelle traverse,les Etangs de Salces, de la Palme & de Sigeau, depuis le voisinage de Perpignanjusqu’à Narbonne, d’où il est continué par la riviere d’Aude à une Iieuë du grand Ca-nal. Ainsi ces disserens Canaux communiquent fans peine de l’einbouchure du Rhofnejusqu’à Perpignan & à l’Ocean, sans que les Marchandises courent les fortunes de la.

Mer ; ce qui seroit un grand avantage si les fraix de cette Navigation ne détour-noient pas les Marchands de s’en servir, au péril de toutes les risques que l’on a pré-tendu leur faire éviter.

Après avoir parlé des Canaux, il semble que la suite de la matière exige que l’on Ports detraite des Ports de Mer ; dont le Languedoc manque plus qu’aucune autre Province ma- iWer *ritime du Royaume. La Coste est par tout fort mal aisée & il n’y a point de gros vais-seaux qui en osent approcher sans se mettre en péril d’échoûer dans les sables que l’on ytrouve par tout, soit que les flots les élèvent du fond de la Mer, soit que le Rhofne lès ycharie, comme quelques uns le prétendent : c’eít ce qui a engagé les Ministres dans tousles tems à chercher les moyens d’y établir quelque port où les Vaisseaux puissent être àl’abri. Le Roi S. Louis avoit formé celui d’Aiguemortes : ce fut-là qu’il assembla fes Aiguës-flottes pour ses Voyages d’outre Mer & de là qu’il partit pour celui dans lequel il mou- mortes 'rut. II avoit fortisié cette Ville de murailles qui subsistent encore, étant toutes, ou laplus part de pierres de taille à bossage d’une fort belle structure: mais le port est à présenttout à fait comblé de sables, que la Mer & le Vent de Midy y ont jette en abondance.

Le Cardinal de Richelieu entreprit de faire un autre port an Cap d’Agde, à Tendroitdu Fort de Brescou. A cet affet, il y fit construire un Accole qui a beaucoup coûté& par le moyen du quel on prétend le défendre contre les Sables que la Mer jettetout le long de la Cote, mais outre que ce lieu n’a jamais eu assez de fond, lés Sablesont bientôt surmonté le travail & Font tout à fait comblé. La Nécessité d’une retraitea fait enfin |etter les yeux sur le port de Cettes, comme le lieu de la côte de meilleure Cettestenue & où l a hauteur d’une grosse Montagne forme un abri naturel aux Vaisseaux -,

(Bailleurs fa situation au fond & au milieu du Golphe de Lyon, qui est formé par toutela côte régnante depuis les Isies d’Hieres jusqu’au Cap de Quiers a paru avantageuse.

Ainsi l’on a commencé par élever une jettée de pierres, au bout de laquelle on. a dresieun fanal ; on a ensuite formé le port par une autre jettée de l’autre côté : mais le travailT o m, II. O o o o o o n’étoic