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Tome premier.
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7 o HISTOIRE

rétrocession, il faut un intervalle de 5 y6 ans. Conséquemmentl’époque du couiinenceinent de la grande période caniculaire,est plus reculée de Ò76 ans que la 747 e année avant J. C. jc’est pourquoi elle tombe à la 102.3 . Cette déterminations’écarte si peu de celle du P. Petau , que bien loin de la con-tredire , elle lui donne et elle en reçoit un nouveau degré de

probabilité.

Il nous auroit été facile de donner plus d’étemlne à cetarticle , si nous nous étions attachés à rassembler indistincte-ment tout ce que les historiens nous présentent concernantl’astronomie Egyptienne. Mais la plupart montrent si peu d’exac-titude, ou si peu d intelligence dans ces matières, que ce seroitavoir peu de discernement que d’y ajouter quelque foi. idevons-nous croire Pline ( 1 ), lorsqu il raconte que les Egyptiens don-noient à un degré de l’orhite de la lune seulement á'ò stades?S’il y a volt chez ces peuples quelque connuissance de la ron-deur de la terre, quelqu’ebauche grossière d’observation, enlìnquelque légère teinture de géométrie, pouvoient - ils ignorerqn’un degré terrestre, qui est moindre qu’un degré du cercle dela lu ne, a une étendue beaucorq> plus considérable?

Mac robe a prétendu nous apprendre la manière dont lesEgvptiens divisèrent le Zodiaque , et il la décrit íort an long( 2). ils prirent, dit il, un grand vase qu 'ils remplirent d’eau ,et ils la laissèrent couler par une petite ouverture , pratiquée àson fond , durant une révolution entière des étoiles lixes. Aprèsquoi , ayant divisé cette eau en douze parties égales, ils remar-quèrent quelle portion du Zodiaque s’élcvoit pendaqt qu'unede ces parties secouloit. Mais Macrobe ne nous citant pointses garants , et je crois qu’il eût eu de la peine à en citeraucuns, on ne doit, sans doute, regarder cette histoire quecomme une fiction ; et même i’astrommiie Egyptienne y perdrapeu, si nous la dépouillons de cette invention pour en fairehonneur à cet écrivain , ou plutôt à Searsus Empiricus , quiraconte la même chose des Chaldéens. Si l’un et l’autre eussentété plus versés dans les mathématiques, ils n’auroient pas man-qué de s’appereevoir que le rnoyen qu ils proposoient n’éloitpoint propre à partager le Zodiaque en parties égales. Car ensupposant même, que ces premiers observateurs eussent faitune attention suffisante à la manière dont l’ean s’écoule d’unvase percé à son fonds , pour se procurer des intervalles detemps égaux , ils n’auroient pas réussi plus heureusement. Ilsau r oient divisé également l’équateur et non l'écliptique, dontl’obliquité à i’axe de révolution de la .sphère, fait qu’il s’elève

( 1 ) Hist. Nat. 1. II, c. r;.

(r) Comm. in Somn. Scip. 1. 1 , c. ri»