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Tome premier.
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V

DES MATHÉMATIQUES. Part. I. Liv. III. io 7los Egyptiens, dont il avoit emprunté tant d’autres connois-sances, pâroissunt en avoir été assez instruits vers cette époque.II ne tint pas non plus à Thaïes que la navigation ne fût etplus sûre , et plus savante chez ses compatriotes. II leur enseignaI usage de la petite Ourse (i), qu’il tenoit' lui-iuême des Phé-niciens. Mais les Grecs attachés à leurs anciennes pratiques,ne paroîssent _pas avoir’ adopté cet usage. C’est'peut - âtredans cette vue qu’il écrivit ce traité d 'astronomie nautique ,dont quelques-uns le réputoient auteur : au reste , il y a tantd’inccrtitude sur ce point, que pendant que les uns le regar-doient connue son seul écrit, d’aulres i’attribuoient à un cer-tain Thocus de Samos ( a ). < • •

V.

’jénaximandre (d), qui succéda à Thaïes dans la directionde l'école Ionienne , cordirma la théorie de son. maître. II en-seigna connue lui que la terre étoit ronde, que la lune tenoitson éclat du soleil, etc. (4). Ouclqnes auteurs l’ont rangéparmi les partisans d u mouvement de la terre; ils se fondoientsur l'autorité d'un passage que nous fournit un fragment d’uneancienne histoire de l’astroruunie (5), et qui dit que, suivantce philosophe, la terre étoit en mouvement autour du centrede l’univers (^kivíitai weçi to t wat-Bì p.ta'ov Ivlais je soupçonnefort ce passage d'altération; il est facile que le mot de Kivsnetts’y soit glissé à la place de celui de mitai , jacet , et celteobservation le concilie avec ce que tous les autres historiensnous apprennent de ce philosophe. Le témoignage à' Aristote(6) sur ce sujet., doit paroître concluant. Suivant lui, c’étoitune question ancienne, comment la terre pouvoit se soutenirau milieu de l’univers sans tomber. Le successeur de Thçl^sen donna une raison assez judicieuse pour le temps. II dit quece qui l’empêcboit de tomber, étoit sa position uniforme autourdu centre de l’univers, position qui íaisoit qu elle y restoit ,11’y ayant rien qui dût l’en déplacer.

On ne snit point sur .quel motif Anaximandre se persuadaque le soleil étoit une masse enflammée, du moins aussi grosseque la terre (7). Ce ne pouvoit être qu’une conjecture; maisquoique fort au-dessous de la réalité, elle étoit assez hardie

(1) Strab. Geagra. I. t.

(2) Diog, Ibid.

db Anaximandre fleurissait vers 1 art<,fo avant J. C. H étoit né vers l’an 620 ,et il mourut l'an 545 avant la mimeepoque.

(4) Diog. ìn Aximand .,

Fabricius. B ib L Grae. 1 . 3 *p. 278.

(6) De ccdo , 1 . 2, c. 13.

(7) Diog. foér.

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