ic 6 HISTOIRE
quelque méthode artificielle imaginée par les Egyptiens; Carla prédiction d’une éclipse de soleil, supposé un grand nombred’élémens certainement inconnus à ce père de l’astronomie ,et qui le furent même long-temps après lui.
La connoissance de la sphère ( 1 ) , c’est-à-dire, la division,du ciel en différons cercles, l’obliquité de l'écliptique (2), dé-couverte à l’honneur de laquelle on associe tant d’autres; la causernême des phases de la lune, furent, suivant Apulée ( 3 ), desdécouvertes ou des points de doctrine du philosophe de Milet..11 mesura aussi dès-lors le diamètre apparent du soleil, et letrouva la 720' partie dç son cercle (4), en quoi ils’écarta peu dela vérité. Ce passage d 'Apulée donne le vrai sens de ce queDiogène Laërce présente d’une manière inintelligible et ridi-cule , lorsqu’il dit que Thalès trouva que le soleil étoit la720 e partie de l’orbe de la lune. II vouloit dire de son orbitepropre ; car qui a jamais imaginé de mesurer la grandeur ,soit réelle, soit apparente d’une planète, en la comparant àl’orbite d’une autre ?
Quant à l’obliquité de l’écliptique, il est nécessaire de déve-lopper davantage ce que j’aidit plus haut. On ne peut en refuserla connoissance à Thaïes , malgré les témoignages de ceux quien attribuent la découverte à divers philosophes , commeTjthagfíre , (Rnopule et Auaximandrc. Nous la lui revendi-quons "d’apvès T lutarque , qui la liji attribue expressément ( 5 ),et d'après Diogèae , qui dit qu’il enseigna le cours du soleild’une conversion , c’est-a-dire, d un solstice a 1 autre. Car lesanciens appeloient tropes, ou conversions, ce que nous nom-mons solstices, en ayant égard à une circonstance différente,savoir Pespèce de station que le soleil fait aux environs de cespoints durant quelques jours. Peut-on sur un pareil indicerefuser à Thaïes la connoissance de l’obliquité de Ja route dusoleil? S’il est vrai, comme on le dit (6), qn’il ait écrit surles solstices et les équinoxes , on ne peut douter que l’expli-cation de ces phénomènes n’ait été l’ohjet de cet ouvrage, etconséquemment qu’il n’ait cònnu ^obliquité de l’écliptique.
Thalès me se borna pas à la pure spéculation : il lit des‘efforts pour appliquer l’astronomie à futilité publique, en cher-chant à perfectionner le calendrier Grec, qui étoit alors dansun grand désordre, mais on ne connoissoit pas encore assezbien la grandeur des révolutions de la lune et du soleil , etnous conviendrons que nous en sommes étonnés. En effet s
(1) De Placit. 1 . 2 , c. 11. ( 4 ) Ibid.
(2) Diòír. Laer. G) De Placit. Phil. Ibid.
( 3 ; In ÌToridis. (6) Diog. Laer.