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à-fait suspecte de fiction. Car suivant les uns, ce fut f n, cliût©d’un météore semblable qui lui fit embrasser son sentiment surla matérialité des cieux, et suivant d’autres, il l’avoit préditeavant l’événement. Quoiqu'il en soit, ce sentiment de la maté-rialité des astres étoit exposé à une forte objection , à laquellenéanmoins Anaxagore répondit frèsrbien. On lui demandoitpourquoi les astres étant pesans, ils ne tomboient point sur laterre. Sa réponse fut que leur mouvement circulaire en étoitla cause, et que sans cela ils ne tarderoient pas à le faire (r).JPlutarque , dans son livre de facìe ìn orbe Innae , adopte cettemanière de penser , à cela près qu’il ne l’étend pas au-delà de 1»lune. Ce son t-là, je crois, les plus anciennes traces de la con-noissance de la force centrifuge qui retient les corps céleste»dans leurs orbites. *
VIL -
Je viens d’exposer avec l'étendue que permettent les borne»de cet ouvrage, les progrès des maiiaématiques sous les suc-cesseurs de ÍT h'a.lès . Mais pendant que ces philosophes s’illus-troient dans la Grèce, une école célèbre, née en Italie, s’adon-noit anx mômes recherches avec de grands succès. Je veuxparler de la secte Pythagoricienne, oh l’on trouve les germesdo tant de belles découvertes. Obligé de faire mention deses travaux, je remonte à Pythagorc , son chef et son fon-dateur.
Pythagore né à Sam os vers l’an 5Jo avant l’ère chrétienne»fut cl’abord sous la discipline de Thaïes , qui conçut de grandesespérances de la pénétration de son jeune élève. 11 écouta aussiV hère cy dc de Syros, et non de S cy ros , (car ce sont deuxîles de {'Archipel fort différentes). Celle de Syros, aujonrdhuîSy ra, a été décrite, d’nne manière fort intéressante, par uncompatriote moderne de Phérécyde, M. Délia lïoca . (dansson ouvrage sur les Abeilles). On raconte de ce sage de laGrèce , bien des merveilles- qu*il ne nous appartient pas ici dediscuter. Mais il est difficile d’en parler sans faire mention d’untrait astronomique qui le concerne, et qui a occupé plusieurscritiques. II est question de l’Héliotrope qu'il y avoit élevé ,et que, suivant Dlogcne Laërce , on y voyoit encore de sontemps. C’est du moins ce qu on doit inférer de ce que dit cethistorien , en terminant sa légère notice des opinions et desouvrages de Phérécyde, par ces mots : servatur et he!iotro~y hun in Syra. insu'ía. II est difficile de penser que Diogcna
(r) Díog. Iùid+