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Tome premier.
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rHISTOIREd’un Apollon tenant à la main, et touchant une lyre à septcordes ; on tâche d’autòriser ce sens caché par le témoignagede quelques auteurs anciens (1 ). Mais ils s’expliquent d’unemanière trop ambiguë pour faire aucun fond sur cette conjec-ture; M. Grégorì (2) allant bien plus loin, ne s’est pas con-tenté de trouver des traces de l’attraction chez les Pythagori-ciens ; il a voulu qu’ils connussent aussi la fameuse loi de laraison inverse des q narrés des distances, suivant laquelle elleagit. Mais sou raisonnement, quoique-ingénieux, ert si détourné,que par un moyen semblable, il n'est presque rien qu-’on nepuisse retrouver chez les anciens. On en fera voir ailleurs l’in-eonsistance.

Les comètes, ces objets de terreur pour le vulgaire, furentvues sans effroi par les Pythagoriciens ; ils les regardèrent commedes astres aussi anciens que l’univers, qui font leurs révolu-tions autour du soleil, ct qui ne se montrent que lorsqu’ils sontarrivés dans une certaine partie de leur orbite. C’est Aristotequi nous l’apprencl- ( ò ). Mais je ne pense pas que la compa-raison qu’il en fait avec la planète de Mercure, que la peti-tesse de ses digressions permet rarement cl'appercevoir, soitconforme au sens cle ces philosophes; car la distance considé-rable dont la plupart des comètes s’éloignent du soleil, la rendd’une fausseté évidente. Le philosophe Artémidore expliquoitmieux comment se'íaisoient ces apparitions, et ces occulta-tions successives des comètes. Il disuit (4) qu’il y avoit plus decinq planètes, (il entendait parler des cinq, outre le soleil etla lune) mais qu’eiles n’avoient pas été toutes observées àcause de la position de leurs orbites, qui ne les laissoit paroîtreque dans une de leurs extrémités. II est honorable pour Sénèqited’avoir adopté cette idée,oeoinme il le fait avec cette sorte detransport, qui saisit le génie à l’aspect d’une vérité brillante. IIosoit dès-lors s,revoir qu’il viendroit un temps où le cours cleces planètes singulières seroit connu et soumis au calcul , etoù l’on s’étonneroit que ces vérités eussent échappé à l’aaiti-qvité. Veniet tcmpns quo, posteri nostri nos tant. aperta igno-rasse mirabuntur. Sa prédiction se vérifie de jour en jour plusparfaitement.

Une troisième partie du système do l’univers que saisirentles Pythagoriciens, est la destination clés planètes et de cettemultitude d’astres que nous voyons fixés et disperses dans leciel. Ils osèrent conjecturer que ces derniers etoient autant de

(i) Plin. Hisr. Nat. 1 . 2, c. 22. (3) Arist. Meteor. 1 . 1, c. 6. '

Jtiacrob. in Somn. Scip. 1 . i, c. 19. (4) Séoèyue , Quacst.JSfatAp , c. 13.

iç.) Asir. Phys. vtGeorn, elem. ï'rrf.

. / soleils