i3 6 HISTOIRE
noient anctine raison satisfaisante, ou pour mieux dire ils n’en
donnoient aucune.
Heureusement nous trouvons dans quelques anciens musi-ciens grecs, sur - tout Bacchius et Alypius, des tables quinous paroissent propres à suppléer au défaut de leur expli-cation. 11 résulte, ce me ■semble , évidemment de ces tables, quetous les modes étoient semblables pour leur succession de tons,et qu’ils ne différoient qu’en gravité et hauteur. Ainsi, le do-rieri. étant pris pdur échelle de comparaison à 1 égard des antres,et étant représenté par l’échelle diatonique donnée plus haut,la, si, ut, re, mi, fa, sol, la, si, ut, re , mi, fa , sol, la,le mode phrygien étoit celui dont le proslambanomène étoitd'une tierce mineure plus haut que celui du dorien. Dans lephrygien et le lydien, comme dans le dorien, on mon toit duproslambanomèna à, la seconde note par un ton ; de-là à la3 e par un semi-ton , ensuite deux fois d’un ton &c. Il suffit dejetter les yeux sur les tables dont je vieps de parler pour s’encon vaincre. Le proslambanoinène du second mode est an mêmeniveau, pour la hauteur, que la seconde note ,ou hypate- hypatondu premier. Du reste ce sont les mêmes intervalles respectifs;car on y voit toujours les mêmes dénominations entre les cordessuccesssives de chaque mode. C’est ainsi que dans notre musiquemoderne 1 arrangement de l’octave est le même en commençantpar la tonique , qu’o'n chante en ut, ou en re &c. En montant,le premier demi-ton est de la tierce à la quarte, et le secondde la septième à l’octave.
Ces m élites tables nous apprennent que le mode dorien te-noit le, milieu entre tous. les autres. Car des 7 qu’on adinet-toit vulgairement, il y r en a 3 plus hauts et trois plus has De-làil suit que le la du mode dorien étoit à-peu-près le milieuentre le ton le plus haut des dessus, et le plus bas des‘basses.Ainsi je crois qu'il répondoit au la du milieu de notre clavecin ,et la suite des notes du mode dorien, exprimé par nos notes,seroit la, si, ut, re, mi, fa , sol, la, si, ut etc. D'où il suitque ce mode seroit notre mode d 'ut. Au reste, comme il nes’agit que de comparer les modes anciens entre eux, il est peuimportant de savoir à quel ton de notre musique répondoitcertain mode de 1 ancienne. Nous prendrons donc hypothéti-quement le mode dorien pour ut. Alors le phrygien eut été si,ut dièse , re, mi , fa dièse, sol, la , si , etc. Ainsi il étoit en re ;le lydien plus élevé que le dorien d une tierce mineure étoit enmi 0 ■ Le mixolydien étoit en fa majeur; l’hypolydien plus basdhme quarte que le lydien, étoit en si*-, l'bypophrygien , d’untriton plus bas que le phrygien, étoit conséquemment en la h , et
enfin