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Tome premier.
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J 46 HISTOIRE

bien ceux dont il suivòit ies dogmes, sentoient an moins obs-'curément, que la pesanteur étoit l’effet de faction de toutesles parties de la terre, vers la piene qu’on en avoit détachée.Mais ils é t oient bien loin de soupçonner la réciprocité de ceteffet, c’est-à dire, que si la masse de la tene attue, pour seservir du terme moderne, la pierre vers elle, la pienc attireaussi la terre, et qu’elles s’atlnent l’rme i’aulie en raison deleurs masses. C’est néanmoins dans cette rcci; roché que con-siste le système moderne de l’athaction , ainsi que dans sonuniversalité. Je veux dire que ce ne sont pas seulement lesparties du soleil qui gravitent vers le sohil, celles de la terrevers la terre , et celles de la lune vers la lune; mais que cellesde la lune, par exemple, tendent et vers celles de la lune,et vers celles de la terre, et vers celles du soleil, et vice versa ,selon une loi mesurée par la di tance.

On a aussi prétendu que les anciens avoient entrevu la loide cette gravitation, en raison inverse des quartés des distances.Mais c’esl sur des Ion de me n s lien h gérs. De ce que Jpgthagoredisoit que les mouvemens célestes étoient tempérés selon leslois de niaruionie, et de ce qu'il avoit découvert qu’une corde,pour rendre le même son qu’une autre plus courte , exigeoitune tension, ou un poids appt ndu à son extrémité en raisondoublée des longueurs peut-oii en inférer qu’il vouloit direque les forces avec lesquelles les corps célestes tendoient vers leurcentre, étoient en raison réciproque des carrés de ce,s distances?II faut, à COU]) sûr, bitin.de la sagacité pour lier ensemble cesidées, comme le fait M. David Gregori (i), au moyen d unraisonnement singulièrement entortillé. I'.ncore, qu’en suivroit-iìen l’adineltanl;? que toutes les planètes tendroient égalementvers leur centre de mouvement, ce qui est faux.

Je crois avoir discuté avec impartialité ce que l’on peut attri-buer anx anciens, en ce qui concerne les découvertes brillantesde l’astronomie physique des modernes. Tout cela, quoi qu’endise M. Duteus ( 2 ), qui semble avoir voulu à tout prix reven-diquer anx anciens toutes les vérités dont nous sommes enpossession ; tout cela, diu jc, se réduit à quelques soupçonsvagues et incolxh'ens de quelques-unes de ces véiités, et cen’est là qu’uu effet du hasard ; car l’acímié de I esprit humaina dû nécessairement Jo. faire errer d'idées en idées, et. tombersur quelques-unes qui étoient véri 1 ables. Mais avoir ainsi ren-contré une vérité, ce n est pas savoir découverte et s’en êtremis , pour ainsi dire , en possession. H faut 1 avoir établie sur

fl) AstroJi. Physicac ct Geomctrica (:) P.echerdies sur l T orig : ne des c!é-skmérita.'; q;rcf. couvertes attribuée» - jus. moderne»-