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Tome premier.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. I. Lit. III. í4 7des preuves solides, et du moins propres à subjuguer un espritjuste et impartial. Ainsi contentcns-nous d'accorder à ces phi-losophes anciens le mérite d avoir ébauché des connoissances^,que les travaux successifs de tant de sièmes ont portées aupoint où elles sont aujourd’nni ; mais gardons-nous de leurattribuer, sur d’aussi loi!ries preuves, les- idées les plus ingé-nieuses, ou les plus heureuses de la philosophie moderne.

JL’iiripatience de mettre lin à des discussions si peu lumi-neuses, me porte, à passer luièvement sur ce cpii .concerneles philosophes suivans , dont plusieurs ne nous sont connusque par quelques traits légers. Tels sont Heraclide de Pont,qui écrivit sur la géométrie, qui fut auteur d’un livre intitulé:ITsfj tcov , de cœlis , et qui tint pour le mouvement de

]a terre ( i ) ; Ecp/umtus , et Wcetas , ou Nicolas de Syra-cuse, qui adoptèrent la même opinion ( 2 ) ; Las us d’Hermione,le premier écrivain connu sur la musique (d); Hippasus deMetaponte, autre musicien géomètre (4); Parrnénìde , à qnil’on fait part de l’honneur d’avoir découvert la rondeur de laterre, et la cause du phénomène de l'étoile du matin et dusoir (5) (il subsiste de lui quelques Jra païens tl’irn poèmeastronomique , que Scaliper' nous a conservés dans ses notessur Manilius ; et .l’on volt par ces fragmens que sa doctiineétoit saine et solide) ; Leucìppe , dont Dìopène Laërce racontequ’il mit la terre en mouvement autour de son axe ( 6 ). A lavérité, si Leucìppe c ut des sentimens aussi absurdes que ceuxqu’on lui impute sur chantres points- astronomiques, c’est unsuffrage dont le système Pythagoricien doit peu s’honorér. Caron lni fait dire que la terre avoit la forme d’un tambour,que le soleil étoit le pins éloigné des astres, etc. Mais si nousavions les ouvrages rie ce philosophe, nous trouverions peut-être ce récit peu fidèle. Suivant le rapport de Plutarquu ( 7 ),le philosophe Xénophane proposa bien d’autres absurdités : ilpensa , dit-il, que chaque contrée avoit son.soleil et ses astres;que la terre étoit infinie en profondeur ; que le soleil étoit unnuage enflammé qui s’éteignoit dans les éclipses etc. ; inafs nousn'imiterons pas la crédule docilité de tant de compilateurs ;et pour apprécier ce récit, nous remarquerons que Xénophaneécrivit en vers, et qu’il pourroit bien se faire que l’on eût pristrop à la lettre ses expressions poétiques et figurées. Nous*avonsen effet de grandes raisons de douter que Xénophane fût aussi

(1) Dion. ìn Ileracl. et art. 7, ci-dessus.

(2) Art. 8.

( 3 ) Suidas , au mot Ko.aoi. Théonde Smyr. laça Math. Plat. I. 2, c. 32.

(4) Theon. Tbid.

(5) D.og. In Parméhide

(6) In Lcucippo.

( 7 ) L lac. Pkil. 1 . 2 et 3 , pass.

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