DES MATHÉMATIQUES. Part. I. Lxv. III. 161et i8 heures, ou, en prenant Tannée solaire plus exactement,5909 jours 14 heures 32C D’un autre côté , Jes 266 révolutionsmenstruelles de la lune ne font que 6989 jours ìó 11 Òj/. Ainsila période anticipoit de 6 heures sur les 29 révolutions'Juliennesdu soleil, de près de 10 sur les 19 révolutions précises, etde 7 1 * ét demie sur les 235 de la lune. En considérant doncuniquement ces dernières que les phases de la lune rendentles plus apparentes, on volt que la nouvelle lune qui auroitdû avoir lieu précisément à Tinstant où recommençoit . lapériode , se trouvoit déjà avancée de sept heures et demie ,et cotte erreur multipliée ne pouvoit manquer d’être sensibledès la quatrième, et même dès la troisième révolution du cycle. 1U devint donc dès-lors nécessaire de retrancher un jour, alinde remettre les pleines lunes à leurs vraies places.
L’astronome Calìppe entreprit cette^correction environ unsiècle après (1), et il s’y prit de cette manière. 11 proposa doquadrupler le cycle de Méton , d’où s’en. f'ormeroit un nouveaude 76 ans , et au bout de ce tenue, on devoit retrancher cejour excédent; c’est à dire, que sa période étoit composée dequatre de celles de Méton y dont trois étoient de 694.0 jours,et une de 6909 jours. 11 snííisoit pour cela de changer de quatreen quatre périodes un des mois de 3 o) en un de 29. L’effetde cette correction, devoit être de retarder l’anticipation desnouvelles lunes, de’ plus de 3 oo ans, et en même temps defaire mieux accorder toute la période avec le mouvement dusoleil. Car Tintervalle de quatre cycles lunaires-, diminué d’unjour, fait 27769 jours, et les 9.40 mois lunaires qui les com-posent, forment exactement 27768 jours, 18 heures, LC Enfin76 révolutions exactes du soleil composent la somme de 27708jours, 10 heures. 4.'. Ainsi le mouvement de la lune n’eûtanticipé sur la période entière que de 6 heures, 5 i / , et parconséquent que d’un jour seul environ , après quatre de cesrévolutions, ou 3 o 4 ans. A la vérité son écart du mouvementdu soleil étoit plus considérable ; il alloit à un jour et quel-ques heures dans 162 ans , c’est-à-dire, dans deux révo-lutions. Mais il étoit si naturel .alors d’évaluer Tannée solaireà 366 jours, 6 heures, qu’on ne pouvoit le prévoir. Cettepériode fut appelée Caìippìque , du nom. de son auteur, etelle commen ça Tan 33 1 avait t J. C. la septième année de lasixième période Métonienne. Elle fut adoptée sur-tout par lesastronomes qui. y lièrent leurs observations, comme on peutle voir dans JPtoléniée , qui en fait une mention fréquente.Elle répond précisément à notre cycle lunaire combiné avec
( 1 ) Geminus, Isag. Astr . c. 6.
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