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DES MATHÉMATIQUES. Part. I. Lxv. III. i63îes eaux. Je finis ee qui le concerne par un trait remarquableet peu connu. 11 eut, cle môme que Socrate , le malheur dedéplaire à Aristophane, qui le tourna en ridicule dans sa comé-die des Oiseaux. Comme la licence de ce spectacle naissantétoit sans bornes, son nom môme n’y est pas déguisé; unacteur s’avance, et après avoir dit qu'il est ce Métori si connudans la Grèce , il débite les propos les plus ridicules sur lagéométrie et l’astronomie. II ortie de quarter le cercle, et d’exé-cuter diverses opérations insensées. E'autre interlocuteur, lasséde ces discours iinpertinens, cherche à s’en débarrasser, etn’en vient à bout qu’cn le menaçant du bâton. J’ai lu encorequelque part une anecdote particulière sur cet ancien astro-nome. On dit qn’alin de ne point partir pour la guerre deSicile , il mit en usage un artilice semblable à celui qvi'U/ysseemploya pour ne point aller à celle de Troye. 11 contrefit l’in-scnsé, ruse qui lui réussit, et qui lui fut du moins fort salu-taire, si elle ne nous donne pas une grande idée de son cou-rage. Car on sait assez que jamais Athènes ne fit d'expédi-tion pins malheureuse que celle de Sicile, et qu’il n’en revintpresque aucun 'de ceux qui y allèrent. Ce pourroit être ce traitpeu honorable de la vie de Métori, cpx Aristophane eut ervvue, en le mettant sur la scène, ct en lui faisant jouer lerôle d’un insensé.
Méton. avoit eu en astronomie un maître dont il est justede faire mention, puisque Thëophraste ( i ) en parle arec éloge.11 se nommoit Phainus , et suivant le ténidignage de ce phi-losophe, ce fut un observateur zélé, et qui eut même quelquepart à l’invention célèbre de son disciple. Thëophraste nousparle encore d’un certain Matricëta , qui observoit dans l’ìlede Métymne , et qui n’est connu que par-là. Gëminus (a) associeà Euctémon un astronome qu’il nomme Philippe , et ce quiest tout-à-fait surprenant, il ne dit rien de Méton , qui fut tou-jours réputé avoir la principale part à la réforination du calen-drier Grec. II y a probablement quelque faute dans les manus-crits qui ont servi à sédition de cet ancien auteur.
XIII.
Nous arrivons maintenant à l’une des époques les plus mé-morables de l’histoire des mathématiques. C’est la fondation del’école Platonicienne , à laquelle la géométrie doit un accrois-sement rapide. Quelque florissante qu eut déjà été cette sciencedans la Grèce , ont peut dire néanmoins que Platon lui donna
(>) De Sig. Tcmp. Init. (r) Isag. Ast. c. é.
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