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recherché des deux moyennes proportionnelles continues; maisil semble jtpi’il ne les avnit point encore intéressés, comme ilíit alors, tin auteur ancien ( 1 ) raconte ainsi l’occasion quile leur présenta de nouveau.
11 dit (ju’une peste ravageant l’Attique, on envoya des dépu-tés à Délos, pour consulter l’oiacle sur les moyens d’ap-paiser la colère céleste. Le Dieu qui y piésidoit se bornaa une demande bien modeste : il vouloit seulement qu’ondoublât son autel qui étoit de forme cubique; la chose parutaisée à d’ignorans entrepreneurs, qui doublant ses côtés, enconstruisirent un autre, non point double , mais octuple; cepen-dant la peste ne cessoit point, car le Dieu bizarre le - vouloitprécisément double : on lui fit une nouvelle depmation, quireçut pour réponse qu’on n’avoit point satisfait à sa demande;on commença alors à soupçonner dans cette dupiicaiion piesde mystère qu’on n’avoit fait, et l’on implora le secours desgéomètres, qui furent eux-mêmes fort embarrassés- Platon , quidoit réputé le plus célèbre d’entr’etx, consulté le premier,sentit la difficulté du problème ( 2 ); et il tâcha, dir -011 , de ledécliner en renvoyant les députés à EucEnJe. Mais ce traitne peut pas s’accorder avec ce qu’on sa u de 1 âge de ce der-nier géomètre, qui fut postérieur à Platon de plus d un demi-siècle. Aussi les critiques ont-ils soupçonné que í’historien Latins’est trompé, et qu’il a voulu nommer Eucloxe, et non fauteursi connu des élétnens de géométrie. 11 est sans doute plus sui-de traiter de fiction l’iiistoire racontée par Va/ère Aiaximo.Le motif qu’il donne à Platon, pour renvoyer les députés del’oracle , prouve son pieu de réalité. Car il dit qu’il les adressaà EucHlìc , comme à un homme du métier ; mais outrequ’ EucL'uic de Mégare n'étoit rien moins que géomètre de pro-fession , qui ignore que Platon tenoit lui-même un des pre-miers rangs, pour ne pas dire le premier, parmi les géomètresde son temps?
A l’éítard de l’histoire de l’Oracle , ce ne peut âtre qu’uue fableimaginée par quelque mathématicien, qui a voulu donner delim port an ce à ce problème, pratosthene raconte son origine duneautre manière , qui n’est pas moins fabuleuse suivant les appa-rences. Mais il n’étoit pas nécessaire de recourir à de pareilscontes, pour rendre .raison de ce qui avoit engagé les géo-mètres dans cette recherche. Après avoir rén.-si à < oubler ouà multiplier en raison donnée les figures superficielles semblables,
(r) Philopponus. Co/nr/i. in anal. (z) Val. Max,/. 7, c. 13.po.it. I. 1. Eratost. in mcsolabo, apud
pi.tjcium.