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Tome premier.
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i8» HISTOIRE

les planètes dans cet ordre, la Lune , Mercure , le Soleil, Vénus,'Mars, Jupiter et Saturne. Les écrits du chef du lycée ne noirsprésentent rien. de remarquable , sinon des opinions ouerronées, ou inintelligibles, sur la formation de l’imivers, etles rapports des distances des corps célestes. On dit néanmoinsque F letton embrassa dans sa vieillesse, et après un plusmûr examen , le sentiment pythagoricien , qui place le soleil aucentre île f univers ( i). Cela paroît appuyé sur i’autorité deJ'/iéophraste , et elle doit être réputée d’uu grand poids, fcaril avoit écrit une histoire fort détaillée de l’astronomie.

If école platonicienne, quoique peu heureuse en découvertesastronomiques, nous offre cependant quelques astronomes. Hé-licon de Cysique , l’im d’eux, donna, dit-ori, un exemple d'ha-bileté peu commune afors, en annonçant à Denys, tyran deSyracuse, une éclipse de soleil, qui arriva comme il l’avoit pré-dit (2). Aussi rcçut-il une récompense proportionnée à la raretéde la prédiction, s’il est vrai que Denys lui lit donrer un talent,ce qui revient à 5 ,400 de nos livres. Cette éclipse pourroit êtrecelle de soleil, qui arriva fan 401 avant J. C. un jour qui re-vient! roit dans notre calendrier au 3 septembre, vers les p 1 2 »,du matin pour Corinthe et le reste de la Grèce , suivant le rap-port de Xénophon. 'Denys l’ancien régm.it dé j a ; mais s’ils’agit de Denys le jeune , on ne trquve dans les années de sonrègne aucune éclipse de soleil que"le philosophe platonicienait pu prédire.

Parmi les astronomes sortis de l’école de Platon, Endoxèest celui qui jouit de la plus grande célébrité. II séjourna long-temps en Egypte; et si nous en croyons Sénèque ( 3 ), il eurapporta la tliéòrie des inouvetnens des cinq planètes, que lesGrecs 11'avoient point encore considérées. Mais cela me paroîtpeu exact, puisqu’il s’éeouia encore près de quatre siécles avantque les Grecs eussent seulement ébauché cette partie de l’as-tronomie. Hlpparque , malgré son habileté , n’osa fentreprendrefaute inobservations , et se borna à en fournir à ses successeurs.

On attribue d’ailleurs à Eudoxe (4) une sorte d’hypolhèsepliysico-astronomique, qui répond mai k cette grande réputa-tion qu’il eut chez les anciens. 11 est nécessaire que nous l'expli-quions , parce qn’elle paroît être la première origine de cettemultitude de sphères emboîtées les unes dans les autres, qu'oniinaginoit dans les cieux durant les temps d’jgnorance, et que

(1) Plut. Quaest. Plat. 7. (4! A.ris t. Mctapk. 1 . li, c. 8. Simpl.

(2) P’ut. In Dion. ln L L de coclo. corn, 46.

(3; Quaest. Xut. 1 . 7.