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guc c’étoitune théorie savante , qui snpposnit celle clés coniqueselles ruêmcs. Je n ajouterai rien à ces traits; ils suffisent pourdonner de ce géomètre une idée fort avantageuse. Euclide eutpour lui des égards tout particuliers ( 1 ), et qui me font con-jecturer qu’il avoit été son disciple ou son intime ami. Car iliaut être láen attaché à un homme ponr tie pas vouloir nuireà sa gloire, en ajoutant à ses découvertes. Je ne sais même siun attachement porté à cet excès est louable.
X X.
Les mathématiques pures eurent chez les Péripatéticiens unsort moins brillant que dans l’école de Platon ; on ne doitcependant pas croire qu’elles y fussent négligées : bien dif'fé-rens de ceux des Péripatéticiens modernes, qui en blâmoientl’étnde, ces anciens sectateurs à 1 Aristote y étoient fort versés,et ils ne faisoient en cela que suivre l’excmple de leur chef,dont les écrits, sur-tout métaphysiques, sont remplis d un grandnombre d'exemples qui appartiennentà la géométrie. Ces endroitsn’étoient cependant pas assez importans , pour mériter d’êtrerassemblés en faveur des géomètres ; et nous réputerons commeun soin assez mal employé, celui que s’est donné un mathé-maticien du siècle passé, à les compiler et à les commenter(z). M. fíeilbroner a pensé aussi donner un morceau fort inté-ressant, en publiant de nouveau dans son histoire des Mathé-matiques , ces fragtnens & Aristote. Mais nous pensons qu’il eûtpu s en dispenser.
La doctrine astronomique d’ Aristote est assez connue, pourme dispenser d’en parier avec beaucoup d’étendue. Elle estpresque toute rassemblée dans les deux premiers livres de Caeìo ,où, avec quelques laisonnemens judicieux sur des-points élé-mentaires d’astronomie , on trouve bien.de la mauvaise phy-sique, sur le mouvement, sur la pesanteur, sur la nature etl’arrangement des corps célestes. Ce fut cependant avec d'aussimauvaises armes, q \\ Aristote po;la le c<>up mortel au systèmePythagoricien , sur l’immolûlité du Soleil. Je ne m’étonne pointqu'au temps de ce philosophe, un système encore si mal établieut peu de sectateurs. L’ordre des progrès <!e la raison deman-doit qu’on s’obstinât à repu ter, la terie immobile > jusqu’à cequ’il y eût un assez grand nombre de laits propres à dégosercontre cette opinion.'Il faut des preuves bien victorieuses pourconvaincre d une vérité qui choque a n si foi renient le témoi-gnage des sens, que celle du mouvement de !:i terre; et vrai-
(z) Blaîicarms, loca Árist. Mat/iem.
(i) lbid.