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S T O I R E
assez apparente ; et ce principe qni devoit le mettre en pos-session c'e la cause cle tous les phénomènes de la mécanique,resta stérile entre ses mains. Descartes plus pénétrant, eníit dans la suite le fondement et la clef universelle de sa mé-
canique.
Je ne saurois porter un jugement plus avantageux de l’optiquequ’on trouve dans les écrits d’ Aristote. Ses raisonnemens surl’arc-en-ciel, sur la manière dont on apperçoit les objets, lessolutions qu’il donne de divers phénomènes optiques dans sesproblèmes, n'on t rien de solide ; tout y indique une sciencenaissante et qui en est aux premiers pas. On a d' Aristote , un ou-vrage intitulé wsf i x? s í AaTe<>v t de coloribas , publié tant à partque dans plusieurs éditions de ses œuvres, mais ce n’est pasen porter un jugement trop sévère que cle dire qu’on n’ytrouve rien que de vague et d’enoné sur cet objet. Cependantje ne puis disconvenir que malgré ces défauts, on ne doiverecorinoître dans Aristote un génie supérieur. On lui doitsur-tout tenir quelque compte d’être entré un des premiersdans cette carrière, et sa physique, quoique défectueuse pres-que partout, est beaucoup plus raisonnable que les mysté-rieuses analogies dont Pythagore et Platon bien t le fondementcle la leur. Aristote enfin , malgré ses erreurs , a droit à l’es-time de tous les philosophes raisonnables. Le mépris et le blâmesi souvent jetés sur lui, clans ces temps où l’esprit humainvenant de secouer le joug de son autorité, insultoit en quelquesorte à son vainqueur, ne doivent tomber que sur cette foulede commentateurs, ou de partisans sans génie, qui servile-ment attachés à ses traces , n’osèrent jamais faire un pas au-delà des siens.
Quoique les mathématiques aye n t pris peu d’accroissemensdans l’école d’ Aristote , elle nous fournit cependant quelquesécrivains cle ce genre, que nous ne devons pas omettre. Tkéo-phrastc est le principal. Ce successeur àéAristote écrivit diversouvrages qui traitoient des mathématiques ( i ) , et parmi euxil en est quelques-uns dont nous ne pouvons trop regretter laperte. Telle étoit une histoire complète de ces sciences jusqu’àson temps ; elle consistoit en quatre livres sur l’histoire de lagéométrie, six sur celle de l'astronomie, et un sur celle del’arithinétique. Quelles lumières précieuses ne nous anroicnt pasfourni ces écrits, sur l’origine et le développement de cessciences, sujet dont quelques légères étincelles répandues cleloin en loin ne suffisent pas pour dissiper 1 obscurité! Les ma-thématiques eurent encore, vers le même temps, un historien
(l) Diog. in Theophr.