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Tome premier.
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189
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DES MATHÉMATIQUES. Paut. I. Liv. III. 189dans Eudémus , autre disciple d’ Aristote. On avoit autrefoisde cet écrivain, six livres sur l’histoirc de la géométrie, etautant sur celle de l’astronomie. C’est à ces ouvrages que nousdevons ce que nous savons aujourd’hui sur l’origirje de cessciences; et c’est dans cette source que Eroclus , Théo n ,Dìogòne Laërcc , ont puisé le peu de traits qu’ils nous en onttransmis. M. Fabricius (1), nous a donné comme un frag-ment ou un passage de Phistoire astronomique à'Eudémus ,quelques lignes tirées de i’ancien évêque Anatolius. Mais cesera assez, de les regarder comme un sommaire de quelqueschapitres de cette histoire : car, puisqu’elle étoit en six livres,elle détailloit certainement davantage le développement desconnoissances astronomiques, que ce prétendu fragment, oùl'on retrouve en quatre à cinq lignes, tous les progrès del’astronomie, depuis Thaïes jusqu’à Anaxagore inclusi veillent.Ce sommaire me paroît même peu íidèle, et il contredit pres-que entièrement tout ce que nous savons Tailleurs sur ce sujet.Áu reste, Eudémus donna aussi des preuves de son habiletédans l’astronomie; car il prédit, ce qui étoit alors le chef-d’œuvre de cette science, une éclipse de soleil (2). Son ouvragesur sangle n’est connu que par le titre.

Dìcéarque de Mécène, sortit de la même école ; c’étoit ungéographe géomètre , qui mesura géométriquement la hauteurde plusieurs montagnes. II réduisit ù sa juste valeur, ce qu’unerenommée ignorante publioit des hauteurs des monts Cyìlène ,Pélion et Satabyre, qu’il trouva n’avoir pas plus de xado pasd’élévation perpendiculaire; ce qui revient à environ n 5 o denos toises ( 3 ).

XXI.

La ville de Marseille s'illustre aujourd’hui d’avoir donné nais-sance à un ancien astronome et géographe, à-peu-près con-temporain de ceux dont on vient de faire mention. C’est deTgthéas que je veux parler. Je le place ici avec coníiance ; caron peut regarder comme démontré par un passage de Strabon( 4 ), qu’il vécut au plus tard vers le temps à'Alexandre. Enelfet Strabon blâme Eratosthòne , d’avoir ajouté foi aux rapportsde Pjthéas , que Dìcéarque , malgré sa crédulité extrême,avoit rejetés. Ainsi Vythéas est plus ancien que Dìcéarque ,

(1) Bibl. Gr. T. 278.

(2) Simpl. m II. de caelo. Com. 46.

( 3 ) y oyez une clissert. de Dodwel,à Ja tête des Geogr. Gra. Min. t. 2.

(4) Geog. I. 2.