DES MATHÉMATIQUES. Pabt. I. Liv. IV. 20 5iricr T t déniée (i), et vivoit par conséquent près d’un siècleap;è.. j.i falloit ignorer entièrement ces faits pour confondred- > < hommes aussi différons.
nuisait point quelle fut la patrie à'Eiidide , et l’on neconnoît guère pins les événemens de sa vie. Nous remarqueronsseulement que les historiens Arabes le font natif de Tyr , filsd’un certain Naucrates , et habitant de Damas. Mais on nepeut guère ajouter Aç foi à de pareilles autorités ( 2, ), et ilparoît certain qu’il habita la Grèce, et ensuite Alexandrie. Ilavoit, à ce qn’on croit, étudié à Athènes sous les disciplesde Platon , et ensuite il se íixa à Alexandrie , attiré appa-remment par les bienfaits du premier Ptoïémée. Pappus ( 3 )nous peint son caractère des traits les plus avantageux. Douxet modeste, dìt-il, il porta toujours une affection particulièreà ceux qui pouvoient contiibuer aux progrès des mathéma-tiques; et bien différent òl Apollonius, qui; selon le mêmePappus , étoit un homme vain, et saisissent avec plaisir les occa-sions de déprimer ses contemporains; on ne le vit jamais allersur leurs travaux, ou chercher à les prévenir, pour leur ravirou partager avec eux les lauriers qu’ils méritoient. Nous. pou-vons conjecturer sur le trait suivant, qn 'Euclide ne fut pasun savant trop courtisan. Le roi Ptoïémée lui ayant demandés’il n’y avoit pas de chemin moins épineux que l’ordinairepour apprendre la géométrie: «Non , prince, lui répondit-il,ì> il n’y en a point de fait exprès pour les rois « ; non estrégla, ad mathematicarn via (4).
C’cst surtout à ses élémens qu 'Euclide doit la célébrité deson nom. II ramassa dans cet ouvrage, le meilleur encore detous ceux de ce genre , les vérités élémentaires de la géomé-trie , découvertes avant lui. II y mit cet enchaînement si admirépar les amateurs de la rigueur géométrique , et qui est tel qu’iln y a aucune proposition qui n’ait des rapports nécessaires aveccelles qui la précèdent ou qui la suivent. En vain divers géo-mètres, à qui l’arrangeinent d ’Euclide a déplu, ont tâche dele réformer, sans porter atteinte à la force des démonstrations.Leurs efforts impuissans ont fait voir combien il est difficilede substituer à la chaîne formée par l’ancien géomètre , uneautre aussi ferme et aussi solide. Tel étoit le sentiment de l'il-lustre M. Lcifmilz , dont l’autorité doit être d’un grand poidsen ces matières; et M. Woìf qui nous l’apprcnd ( 5 ), con-vient d’avoir tenté inutilement d’arranger les vérités géomé-
CO Procl. in I Eucl. I. 2 , c. 4. (5) G//. RTatli. 1 . 7. Proem,
(2) Casiri, Bibiioth. Arabica - His- (4) Proclus. IkiJ.
pana , t. i. Elément, Math, t. 5, c. 3 , an. 8,