DES MATHÉMATIQUES. Part. I. Liv. IV. 217leur justesse d’esprit pour la géométrie , ct n'eu. avoir guèremontré dans des matières tenantes àja physique;
Nous ne disons rien du livre de Lcvi et Ponderoso cju’onattribue aussi à EucLide. Ou ne peut comparer ce qu’il contientqu’au bégayement d’une physique naissante.
III. '
Nous avons dé j a annoncé que l’astronomie se ressentit parti-culièrement de la fondation de l’école d'Alexandrie; et qu’onreconnut dans cette école, mieux qu’on n’avoit encore fait, l’im-portance de ^observation. Les astronomes Aristi.ll.ee t Timocharisfurent ceux qui commencèrent à travailler sur ce nouveau plan,et il est à regretter que nous n’en sachions que le peu que nousen apprennent les citations de Etalé niée. Elles sulïisent néan-moins pour nous apprendre qu’ils servirent l’astronomie aveczèle, et que leurs observations furent d’une utilité remarquablepour leurs successeurs. 11s paroisserrt avoir été les premiers quiayent déterminé la position des étoiles fixes par rapport au zo-diaque, en marquant leurs longitudes et'leurs latitudes. Si nousen jugeons môme par un assez grand nombre d’observationsrappellées par Vtolémée (1), nous penserons qu’ils commen-cèrent les premiers à former le hardi projet de dresser un ca-talogue des étoiles ; car on trouve dans les endroits cités desdéterminations de positions d’étoiles fort éloignées du zodiaque ;d’où l’on peut conclure qu’ils né se bornèrent pas à celles quisont voisines de ce cercle, et dont il est le plus important deconnoître le lieu. Ils observèrent du moins depuis l’an 2p5 avantJ. C., date de leur première observation connue , jusqu’à la io c .année de Violentée P hiladelphc , ce qui fait un inter va 1 le de26 ans. La position des étoiles ne fut pas la seule chose qui lesoccupa, ils fournirent à Vtolémée une grande partie des ob-servations fondamentales de sa théorie des planètes; ct il paroîtque ce sont eux qu’il désigne souvent par Je nom d'anciensobservateurs. Les dates sont favorables à cetîe conjecture, etd'ail leurs Timocharis est souvent nommé eu particulier.
Nous apprenons aussi par un . catalogue des commentateursd ’Aratus , qu’il y eut deux géomètres ou astronomes du nomd’ Aristide , qui paroisse»t avoir été frères ; en effet ils y sontnommés Aristilli duo geometrx major minorque. Nous savonspar-là que celui dont nous avons parlé , avoit commenté Aratus ,mais on ne sait de l’autre rien de plus que son nom et cettecirconstance. Je termine cet article par gastronome Dionysius t
( 1 ) Almag. I. 6, cap. j. x
Tome J.
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