ri8 HISTOIRE
contemporain de Tìmocliarìs et ArìstWc. II sut auteur d'unsl're particulière, où les noms des mois sent dérivés de ceuxdes signes d u Zodiaque , ce qui scroit assez raisonnable ; ctVtolémée rapporte de lui plusieurs observations de Planètes ntta- .cirées à cette Ere, ce qui paroît prouver qn’elks furent sououvr age. JN'ous 'savons encore que ce Dionysius lut adjoint parVtolémée Evergètes , à Mégastène et à Daaimachus , qti’il en-voyoit à deux fois de l’Inde', comme ambassadeurs ( i ). II étoiîleur astronome; mais sa relation, s’il cn íit une, ne nousest pas parvenue.
I Y.
Dans ce même temps íleurissoit Aristarque de Samos , quis’illustra par ses travaux astronomiques, et sur-tout par ses idéessur le système de l’Univers ; Vtolémée rapporte de lui uneobservation de solstice ,• laite la óo e année de la première pé-riode de (alippe, c’est-à-tìire, la 2.81 e avant l’Ere chrétienne.Une date si précise ne rrre permet pas de dissimuler 1 étonne-ment que ure cause la'variété de sentimens , qu’on trouve suri’âge de cet astronome. Aristarque fut un observateur habileet ingénieux, un de ces hommes rares, suivant Vitruve (2),qui ont enrichi la postérité dune multitude réinventions utileset agréables. Sa méthode pour déterminer la distance du so-leil à la terre , par la Dichotomie de la lune , ( méthode parlaquelle il recula considérablement les bornes de l’Univers)est un monument cle son génie. Nous allons l’exposer en peude mots.
Personne n’ignore que les phases de la lune sont produitespar les différentes positions de son hémisphère éclairé à notreégard. Lors donc qu’une de ces positions sera telle, que leplan du cercle qui sépare la partie éclairée de l obscure , pas-sera par nos yeux, alors le coníin de la lumière et de sombresur sou diamètre apparent sera une ligne droite; ruais enmême temps il est aisé de voir (Jìg. Ay. ) que. les lignes tirées del’œil du spectateur T, au centre de la lune L, de ce centreà celui du soleil S , et du soleil à l’œil de l’observateur ter-restre T, formeront un triangle rectangle TLS, dont l’angledroit sera au centre de la lune, lin angle très aigu au soleil,et le troisième fort approchant du droit à la te r r e T. Qu ■'on.observe donc, dit Aristarque , Pinstant où la lune paroîtra, c’cst-à-dire, partagée également par ja lumière ctl’ombre, et qu’à ce même instant on observe la grandeur de
Çï) Strabon. Geogr. liv. 2. (2) Architect. lib. 1, cap. 1.
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