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Tome premier.
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253 HISTOIRE

parce qu’ils Je voyoient souvent cité par Ptiléuiée (i), commey ayant observé : cette distinction n’est fondée sur le témoignageti’aûcun auteur ancien.

Quelques personnes ont donné à Hìpparque le nom d ' Âbra-cJiis, ou ont fait île cet Abrachìs un astronome inconnu à touteTanfiquité. Mais ceux qui connoissent un peu S’arabe apperçoiventfacilement l'origine de ce nom. C’est celui <jue fui donnoientles Arabes, qui n ayant point de p, ont substitué à sa place leb suivant leur coutume. Ils appelloient probablement cet astro-nome Ibbarchos , d'où les premiers traducteurs qui lisaient surdes manuscrits sans voyelles ont fait Abrachìs.

Le premier soin d’ Hìpparque fut de déterminer avec plus deprécision qu’on n’avoit encore fait, la durée des révolutions dusoleil, il observa dans cette vue avec toute ['exactitude qui luifut possible, les retours de cet astre aux équinoxes et aux sols-tices durant une longue suite d’années. S’appercevant néanmoinsque ses observations n’étoient pas assez éloignées pour en pou-voir conclure rien de précis et.d'exact, il préféra de les com-parer avec les plus anciennes qu’il trouva avant lui. Pour ceteífet, il choisit une de ses observations du solstice d’été , etil la compara à une autre faite i/p ans auparavant par Aris-tarque de Sainos; en quoi il donna le premier exemple de cetteingénieuse méthode, qui distribuant sur un grand nombre derévolutions les erreurs de l’observation, les rend par là insen-sibles. Le premier fruit de cette méthode fut de racourcir Tan-née solaire d’environ cinq minutes. Car Hìpparque trouvoit quele solstice, qui dans cette cent-quarante cinquième année au-roit dû arriver à une certaine lieure du jour, si Tannée eûtété de 3 ò 5 jours ^, avoit rétrogradé d’un demi jour, ou étoitarrivé douze heures plutôt. C’étoit donc une procession d’un demijour à partager en cent-quarante cinq révolutions , et le quo-tient à retrancher de trois-cent soixante cinq jours et six heures.Cette méthode est encore celle dont on se sert pour déterminerla grandeur de Tannée solaire. Hìpparque écrivit sur ce sujetvn traité intitulé de magnitudìae anni (2) , où il établissoit sadécouverte par d'antres preuves.

Si le mouvement du soleil étoit parfaitement égal et uniforme,on devroit en conclure qu’il roule dans un cercle dont la terreoccupe le centre: maison seroit dans Terreur, si Ion imagi-noit qn’aucun des mouvemens célestes s’oxécutât avec cette ré-gularité ; le soleil môme, le modérateur du temps, est sujet àdes inégalités sensibles de vitesse. 11 est vrai que les observa-tions des anciens n’étoient pas assez parfaites pour les en faire

(») Ain. I. 3, c. ».

(1) Afrnag. 1 . 5, c. J.