DES MATHÉMATIQUES. Part. I. Lit. IV. 2-3attribue à un. Théodose Sceplicien, qui vivoit après le secondsiècle de l’ère chrétienne, non seulement les sphériques , inaisles autres traités du Théodose dont n on s parlons. U est evidûntque ce Lexicographe s’est trompé, ct je in’éionne que cettedilíiculté ait embarrassé quelques habiles gens; car les Scepti-ciens ne s’amusoient guère à cultiver les mathématiques, et ilparle bientôt après du Théodose de Tripoli en bytiiinie , quiest le titre que prend le 1 géomètre astronome dout nous parlons ,à la tête de ses ouvrages. Ainsi il est évident que, soit parméprise de Suidas , soit par négligence de copistes , 1 ardcledu Sceptieien a été chargé des titres deS ouvrages du géomètre:encore moins y a-t-ii matière d’ernbarras au sujet du Tiipoli,patrie de Théodose } que quelques-uns ont cru être la ville dece n un sur la côte d’Afrique. 11 est également clair que c'estla ville de Tripoli sur la côte de Syrie.
Les Sphériques de Théodose sont un des ouvrages les pinsestimables de la- géométrie ancienne : l’objet que s’y est pro-posé ce ubidiémadcicn a été d'établir solidement les principesgéométriques de F astronomie sphérique et de l’expUcaLwm qu’elledonne des phénomènes qui en sont l’objet ; ce qifil Fait eu troislivres. II sit à cet égard ce qu’ Etíclide avqit fait sur les Lléinensde la géométrie ; il rassembla en uu corps les différentes véritéssur ce sujet trouvées avant lui par les astronomes et les géomètres,car on ne doit pas douter que cette théorie , assez, simple pourla plus grande partie, ne leur ait été bientôt familière. Le troi-sième livre est cependant remarquable pAr plusieurs propositionsfort curieuses et assez, difficiles pour avoir eu besoin d’êtrc éclair-cies et commentées par Pappus.
Cet ouvrage, q u'on peut regarder comme classique en astro-nomie, fut d’abord traduit par les Araires , qui nous le dofmèrentlorsque les sciences commencèrent à prendre racine parmi nons.Ii fut traduit de leur langue en une espèce de latin barbare parun certai n Platon do Tivoli, et parut pour la première fois euió’io. II a depuis été publié en grec et latin, ou en latin seu-lement, par divers éditeurs, dont le principal est Jean Pcna,professeur royal , qui en donna en 16Ó7 ùne édition grecqueet latine i/i- 4°- L’éditioji. latine des Sphériques donnée en 1675à Londres , par Isaac Barron , in 'iP ., mérite aussi une mentionparticulière, ainsi que celle de Jean. Haut donnée en 1709 à.Oxford , 7/z-H 0 ., que je crois la meilleure de toutes.
Les deux antres traités qu’on a de Théodose , sont un inti-tulé de Habitation ihus et l’autre de Diebus et Noctibus. L'ob-jet de ces deùx ouvrages est la démonstration, des phénomènesque doivent appercevoir les habitans de la terre , suivant laposition où ils se trouvent sur íò globe, ou celle du soleil dansTome 1 . M m