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Tome premier.
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334 . HISTOIRE

ambigus, comme il en arrive encore assez souvent. J’avonen’avoir pas une assez profonde érudition pour pouvoir dire jusqu’àquelle époquece cycle de 9 5 ans fut en usage. J’ai idée d’avoir luque l’église actuelle d’Alexandrie et celle d'Abyssinie , qui reçoitd’elle ses patriarches, en font encore usage, sauf les cortec-tion qu’exigent des écarts devenus trop sensibles. Joseph Scaligcrnous a conservé,dans son livre De emendatione ternporum, diversmorceaux de ce genre, qu’il a savamment commentés, tels quele.canon pasc,hal de l’évêqne Htppolyte , dont on a parlé plushaut ; celui de l’église d'Antioche , qui est en arabe ; celui desÇrecs dje Constantinople, selon le moine Maxime, contemporaind ' Tl^raclius ; le comput ecclésiastique des Ethiopiens ; celuides Coptes ou des descendans chrétiens des anciens Egyptiens ;le comput judaïque , invention du lìabbi Adda , qn’ii regardscomme un des plus ingénieux et des mieux combinés, et enlin,le Samaritain. Mais on sent aisément que nous devons nous entenir à cette légère indication.

I X.

Le philosophe Proclus , chef de l’école Platonicienne établieà Athènes , y transféra en quelque sorte le siège des mathé-matiques vers le milieu du cinquième siécle. A l’exemple duchef de sa secte , ces sciences lui furent chères ; et si nous nelui devons pas des découvertes , il contribua du moins par sestravaux et par ses instructions à en perpétuer l’écìat encore pen-dant quelque temps. Son commentaire sur le premier livred 'Euctide est à la vérité un ouvrage d’une prolixité excessive jmais nous lui devons une multitude de traits concernant. l’his-toire et la métaphysique de la géométrie , et c’est un mérite quinous a fait sincèrement désirer plus d’une fois qu’il eût travailléde même sur les livres suivans. Les autres écrits mathématiquesde Proclus , comme son Exposition des hypothèses astrono-miques de Ptolémée , qui est un tableau raccourci de l’Almageste,et sa Sphère , qui n’est que l’abrégé de l’ouvrage de Geminus tsont de très-peu d’importance.

On raconte de ce philosophe une histoire semblable à celled 'Archìmède brûlant la flotte des Romains avec ses miroirs.VitaUen tenant Constantinople assiégée, Proclus, dit Zonaràs (i) rfabriqua des miroirs avec lesquels il mit le feu aux vaisseauxassiège an s , et délivra la ville ; mais un autre historien ( 2 ) ré-duit ce trait à sa juste valeur, en disant que ce fut avec du soufre

(i) T. 3, sub Jnastasio Dtoscoro. ( 2 ) Malalas, Chrome.