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leur réflexion avec celle du miroir central. II faudra de pluspour cela que la charnière ait un mouvement qui l’incline plusou moins sur ce miroir central : ainsi cette charnière devroitêtre portée elle-même sur un pivot placé dans le même plan dumiroir central. Par ce moyen seulement, on parviendra à portertoutes les réflexions sur le même point ; aussi voyons-nous qu©tous les miroirs du miroir aident de M. de Bujson sont sus-ceptibles d'un mouvement dans tous les sens.
On ne volt point pourquoi Anthémius a voulu que ses septmiroirs fussent hexagones; car, si c’est parce que ces sept hexagonesjoints les uns aux autres remplissent exactement l’espace, commeils se joignent dans le même plan, ils ne pourroient s’inclinerl’un à Vautre : peut-être a-t-ií entendu que les charnières leséloignant un peu les uns des autres , ils pourroient s’inclinersufhsamment pour porter leur réflexion à une distance consi-dérable. Mais , au fond, la forme des miroirs n’y fait rien ;il suffit qu’un grand nombre de miroirs bien plans portent leurrayon réfléchi sur un même lieu, pour y produire í’ignìtion.
M. Dupuy , qui nous a donné ce fragment d 'Anthémius , asavamment discuté ce q n'ont dit sur cette invention Tzetzèset yitellioTi. II est évident que Tzetzès l’a mal entendue , ouque, gêné par l’espèce de mesure, quoique fort libre, de ses vers,il l’a mal rendue. II nous semble à nous qu’il seroit superflude presser trop les expressions de cet historien, très-peu estimépour le style et l’intelligence. Vitellion ne l’a pas mieux rendue,en imaginant que les miroirs en question dévoient être rangésdans la surface concave dune sphère, en sorte, dit-il, qu’ilsbrûleroient alors au centre : car il étoit i°. dans Terreur sur lelieu du foyer d’un miroir concave ; a°. ce miroir auroit eu à-peu-près tous les inconvéniens d’un miroir à courbure continue ,comme d’exiger un rayon de courbure de 100 pas pour brûlerà 5o , et cpie l’objet à brûler fût à-peu-près entre le soleil et lemiroir. ÛJais nous ne sommes pas de l avis de M. Dupuy ,qu’on ne puisse faire un miroir concave , et même susceptibled’un assez grand effet avec des fragmens de miroir appliquésà une surface sphérique concave, pourvu que Tare de sa con-cavité n’excède pas une trentaine de degrés : car , si nous sup-posons , par exemple , une portion concave de sphère de 3o <> .d’amplitude et de 36 pouces de diamètre , elle sera susceptiblede recevoir 8 à 900 petits fragmens circulaires ou q narrésde glace plane d’un pouce de largeur , lesquels réfléchissanttous les rayons solaires vers le milieu du rayon de sa concavité,ne peuvent manquer d’y produire une violente chaleur. J’ai luen effet quelque part, qu’un artiste Allemand s’étoitíait un pareil