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Tome premier.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. I. Liv. V. 34 1eût pu se dispenser de grossir son livre; car elle diffère à peinede celle de Pappus. A l’égard de Philon , le même auteur nousapprend (t) qn il avoit poussé jusqu’à des ioooo lce> . l’approxirna-tion qu ’Arciiìmède avoit autrefois donnée du rapport du dia-mètre du cercle à la circonférence.

Nous devons à M. Bouìllaud la connoissance d’un astronomeAthénien, nommé Thius , qui observa une assez longue suited’années vers la fin du cinquième siècle et le commencementdu sixième. Le manque de monumens astronomiques, depuisPtolérnée jusqu’à Aìbatcnius , a engagé l’astronome moderneque j'ai cité , à publier quelques-unes de ses observations. 11 lesavoit extraites d’un manuscrit de la bibliothèque du roi, et elleslui ont été d’un "rand secours pour fonder et rectifier sa théoriedes planètes superieures (a).

X.

Les travaux des mathématiciens de l’article précédent, dontplusieurs ne furent pas entièrement dépourvus de génie, sontcomme les derniers traits de lumière que jettent les mathéma-tiques dans la Grèce. Le vaste intervalle qu’il y a d’’ici à la ruinede l’empire Grec, ne nous offre plus que des écrivains si élé-mentaires , que dans des siècles plus heureux ils auroient à peinemérité le nom de mathématiciens. L’école d’Alexandrie subsistaitnéanmoins encore , et il y auroit eu quelqu’espérance de voirrenaître les beaux temps des Apollonius , des flipparque, etc. ,sans les troubles qui agitèrent 1 Orient, et l’invasion des Arabes,la prise d’Alexamlrie par ces derniers lut le conp mortel quiacheva de ruiner les cunnoissanccs non seulement dans cettecapitale célèbre , mais dans tout l’empire Grec. Ce funeste évè-nement arriva l’an 641 ; cette malheureuse ville, jusqu’alors leséjour des sciences , subit le joug des Califes et d’un peuplefanatique , de la domination dcsquels les premiers effets furenttle détruire tous les monumens de la savante antiquité. La biblio-thèque d’Alexandrie,ce trésor d’un prix infini, fut livrée au feu. En▼ain le philosophe et grammairien Philoponus tenta de la sauver,il fut peut-être au contraire la cause innocente de sa perte; carayant demandé au commandant du Calife qu’elle fût épargnée,celui-ci 11 ’osant rien faire sans Tordre de son maître, lui écrivit.Mais Omar lui lit cette réponse mémorable par sa barbarie :Las livres , lui dit-il , dont vous me parlez , sont ou conformes,ou contraires à l’alcoran : dans le premier cas, il J'aul lesbrûler comme inutiles j dans le second, ils sont dignes du

(1) Com/n, in Arch. de dirn . ciro, (a) Voyez Astron. Philolaïea.