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Tome premier.
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342
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342 HISTOIRE

Jeu comme détestables . L’arret sut exécuté , et l’on vit Cetteprécieuse collection , ouvrage (le plusieurs siècles, servir pen-dant près d’un an à chauffer les étuves d’Alexandrie. Noussommes avec raison révoltés d'une barbarie semblable. Mais àquoi a-t-il tenu que la démagogie française ne se rendît cou-pable de pareils excès Pet peut-étre , si elle eût cru, en exterminanttoutes les connoissances et tous les monumens de l’espiit hu-main en France , les exterminer également dans tout l’univers „rien n’eût échappé à la dévastation.

Le Philoponus dont nous venons de parler et Didyme d’A-lexandrie sont les derniers mathématiciens de cette école. Ona de Philoponus un traité dc l'astrolabe, qui existe dans la plu-part des bibliothèques riches en manuscrits, con nom lui vintde son prodigieux attachement au travail, en quoi il fut imitépar Didyme , qui en reçut le surnom de KakkíhIsçoí , c’est - à-dìre , entrailles de bronze ou de fer. C’est à ce Didyme qu’ondoit quelques changernens dans la distribution des tons majeurset mineurs de la gamme , que nous avons adoptée. II y avoiteu dans des temps antérieurs un autre Didyme , aveugle etgéomètre , dont Cicéron fait l’éloge. Cette espèce de merveille,nous la verrons renouveller chez les Arabes et chez nous.

Telle fut la fin de cette célèbre école, qui avoit été, pendantprès de dix siècles, dans la possession non interrompue de con-tribuer aux progrès les plus réels de l’esprit humain. A daterde cette époque malheureuse, on ne trouve plus dans l’empireGrec qu’un très-petit nombre d’hommes qui ayent cultivé lesmathématiques; encore se bornèrent-ilsia plupart à ce quellesont de plus élémentaire, en sorte que peu de pages suffirontpour les faire connoître avec í’étendue qu’ils méritent.

Les sciences tant bien que niai cultivées se réfugièrent donck Constantinople ou dans les autres parties de l’empire grec,fort resserré par l’invasion des Arabes , et voici l’énumérationsuccincte des mathématiciens qu’il produisit jusque, vers la chûteentière de cet empire. Nous y trouvons d’abord ( vers l’an 620 )un mathématicien d’un grand nom, savoir, l’empereur Héraclius ,si l’on peut ajouter foi au titre d’un manuscrit de la bibliothèqueBodleyenne, savoir, celui-ci: Heracliiimperatoris ìuPtolxmjexcaiiones procheiros ( manuales ) commentarius. Je ne sais siceux qui ont compilé avec plus de curiosité que de critique lesnoms des rois , princes et grands, qui ont cultivé l’astronomie ,y ont donné place à Héraclius.

Un autre philosophe et mathématicien de ce siècle, fut Léontiusle mécanicien, dont il nous reste un ouvrage de peu d’impor-tanee , intitulé de la préparation, de la sphère d’Âratus. 11 yexplique ia construction et les usages d’une sphère céleste où