Band 
Tome premier.
Seite
352
JPEG-Download
 

3 5 % HISTOIRE

des Arabes, et de leurs principaux Géomètres. VIII. O-iginede notre Arithmétique. Preuves diverses fournies par lesArabes même, q u’ils la tiennent des Indiens, l’xamen dequelques opinions sur ce sujet. Histoire singulière racontéepar Alsephadi. IX. Les Arabes connaissent P Algèbre , etmême dès le temps d’Almamon. Etymologie de son nom ;jusqu’oh cette science est poussée chez eux. X. Des SciencesJ’hy sico-maillé mat’ques parmi les Arabes , ct de V Opticien.Alhazen en particulier. XI. Des Mathématiques chez lesPersans, et surtout de l’intercalation ingénieuse q u’ilsemploient pour retenir-toujours Péquinoxe à la même place.XII. Protecteurs qu eut P Astronomie dans les ConquéronsTartares qui envahirent la Perse. Holagu llekan favorisecette science d’une façon extraordinaire dans le treizièmesiècle. De P Astronome Nassireddin. XIII. Du roi Ulugh-beigh : ce Prince cultive P Astronomie lui-même , et travailleou fait travailler sous ses yeux à divers ouvrages que nousavons. A néanti ssement oh est tombée P Astronomie chez lesPersans modernes. -XIV. Géomètres que la Perse a eusautrefois. Nassireddin : ses travaux. Maìmond Reschid :singularité de ce dernier. Noms que les Persans donnentaux Mathématiques et à diverses propositions des Elémens.XV. De la Musique chez les Arabes et tes Persans. XVI.Des Mathématiques chez les Turcs. XVII. Notice desprincipaux Mathématiciens Arabes et Persans , et de leursOuvrages.

I.

Les Arabes dont nous avons communément une idée si dé-savantageuse, ne furent point toujours insensibles aux charmesdes sciences et des lettres. Ils eurent , comme tous les autrespeuples, leurs temps de barbarie et de grossièreté; mais ensuiteils se polirent tellement , que peu de nations peuvent lairegloire d’autant de lumière et d’autant de zèle pour les bellesconnoissances, qu’ils en montrèrent pendant plusieurs siècles.Tandis que les sciences tomboient dans l’oubli citez les Grecs,et ne subsistoient presque plus que dans les bibliothèques, lesArabes les artiroient chez eux, et leur donnoient un asylehonorable. Ils en furent enfin les seuls dépositaires pendantassez long-temps; et c’est au commerce que nous efunes aveceux que nous devons les premiers traits de lumière, qui viennentinterrompre l’ohscnrité des onzième, douzième et treizième siècles.

La férocité qu on voit éclater dans les premiers conquérait»Arabes, ne leur étoit pas naturelle : c’étoit seulement l’effet du

- fanatisme