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Tome premier.
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355
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DES MATHÉMATIQUES. Part. II. Ltv. I. 355f ;mt pendant tout ce temps peu de cas des sciences qu’ils voyoientexi estime chez les, chrétiens. Ce motif' même étoit suffisant pourles léur faire détester. Mais lorsqu’ils jouirent avec tranquillitéde leurs nouveaux établisscmens , ce préjugé ne tarda pas a sedissiper. Le calife Abn-Giafar, surnommé Aima n sor , (le Vic-torieux) qui régnoit vers le milieu du huitième siècle dans laPerse, la Corasmie , la Transoxane , etc., commença à voircette révolution dans la manière dc penser de sa nation , etil y eut quelque part ; car , indépendamment de la connoissancedes lois où il excelloit, il s’étoit adonné à l’étude de la phi-losophie , et sur-tout de l’astronomie (i).

Le goût des Arabes - pour les sciences , continua de seformer sous les successeurs d’Almansor ; savoir , Aaron - al-Reschid , et Alamin. On. trouve, vers l’an 807 , une ambassadecélèbre que Aaron envoyoit à Charlemagnt. Parmi les présensque ce prince faisoit au roi chrétien , étoit une horloge artis-tement travaillée , qui inarquoit les douze heures, et qui lesfaisoit sonner par le moyen de certaines balles qui tomboientdans un vase d airain. On y voyoit aussi douze cavaliers qui seprésentoient à autant de portes,qu’ils l’ermoient suivant le nombredes heures écoulées. C’est la description qu’en i'ait l’historienanonyme de Pépin, Chárlo magne et Louis le Débonnaire. Cetouvrage ingénieux prouve que les Arabes cnmmer.çoient à fairecas des arts, ou que s’il n’y avoit pas déjà parmi eux des ar-tistes habiles*, ils sa voient uu moins accueillir les talons étran-gers , et se les attacher par des récompenses. Je trouve aussique, dès le règne d’Aaron-al - Reschid, les Eléinens d’Enclidefurent traduits en Arabe par Hegiali-ben-Josopli, qui intitulasa version du nom d’ Aronca , parcc qn’elle fut faite sous iesauspices de ce calife. 11 la refit, ou la corrigea sous Almamoun,cc qui forma une seconde édition d’Luclide, appellée Mairno -nea. Mais le prince , à qui la Nation Arabe a l’obiigation prin-cipale du goût qu’elle prit pour les sciences, est le calife Ab-dalla Almamon , second fils d’Aaron Reschid , et qui commençaà régner à Bagdad fan 814 de ,T. C. Almamon avoit été ins-truit par Jean Mesva, médecin chrétien. 11 fit des progrès con-sidérables dans la plupart des sciences, et parvenu au trône,il les protégea, et n'oublia rien pour en inspirer l’amour à sessujets. Le premier pas à faire pour réussir dans cette entreprise,étoit d’avoir les excellens originaux que possédoit la Grèce. IIen fit non seulement acheter, mais, dans une paix qn’il donna,en victorieux, à Tempercur Michel III, il mit pour conditionqu’on lui fournit oit toutes sortes de livres grecs : il convoqua

(1) Abulph. hltt. dyn. p. 160,

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