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enfin et il encouragea par des récompenses un grand nombrede traducteurs, et bientôt la nation Arabe fut en possessionde toutes les richesses littéraires de l’antiquité, Pour nous bor-ner ici aux mathématiques , affectionnées comme elles l’étoientdu souverain, elles ne tardèrent pas à être familières aux sujets,et il se forma parmi eux un grand nombre de mathématiciens,dont plusieurs sont justement estimés. Ce nombre est si consi-dérable, sur-tout celui des astronomes, qu’il fourniroit la ma-tière d’un ample catalogue. Nous ne pourrions en éviter la sé-cheresse , si nous nous conformions à f ordre chronologique ,d’ailleurs fort embarrassant par )a diversité des matières. Je pré-fère, par cette raison, d’exposer á part les progrès que firentchez les Arabes chacune des branches des mathématiques.
I I I.
If astronomie fut la première qui se ressentit de la protectiond’Almainon. Ce prince lui portoit une affection particulière, ety étoit fort versé. Pour hâter ses progrès parmi ses sujets , ilordonna la traduction de l’AIinageste , qui fut faite par Isa ac-he n Honain, suivant M. d’Herbelot (1), ct suivant un manus-crit de M. de Peiresc, par A lhazan-hen-Joseph , et un chrétiennommé Sergius. On pourroit concilier ces deux faits , en ad-mettant qu’il y eut plusieurs traductions de Ptoléinée , faites sousce prince, comme il y eut plusieurs traductions et révisionsd’Euclide. Almamon ne se borna pas là : il fit composer par leshommes les plus intelligens qu’il trouva dès-lors en astronomie,un corps de cette science, qui subsiste encore dans des biblio-thèques riches en manuscrits orientaux , sous le titre de Astro-nom'ui élaboraii à complurìbus J). T), jussu régis Maìmon (2.) :en fin ce ne fut pas seulement par des bienfaits qu’il fencouragea ;ileut part lui-même à ses progrès , soit en observant, soit en assis-tant , comme témoin , aux conférenceset aux observations de cessavans. If histoire céleste fait mention de deux observations dorobliquité de f'écliptique, sinon comme í’ouvrage d'Almamonen personne , du moins faites sous ses auspices , l’uneà Bagdad,et 1 autre <\ Hamas. (3) Dans la première, dont les auteurs furentIahia ben Ahilinansor, Sened hen Alis et Abbas lien Said, avecplusieurs autres , on trouva la plus grande déclinaison de l’c-cliptique de 23° 33' , suivant le rapport d’ibn^Iounis ; er selonAlfraganus (4), de 2'à 0 33A Mais il y a lieu de croire que,
(1) Tìibl. Orientale, p. 101. (4) Alfngani Elem. Astronomica
(î) Labbe , Iìibl. nov.a mss. suppl. 6 . ex edit. Goíii, cap. 5.
(3) Goíii notaa in Alíragan. p. 67et scq.