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Tome premier.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. II. Lit. I. 3 69

représenter'à la fois lenrs mouvemens propre et diurne. Cetteidée, quoiqu’adoptée par Ticho - Bralié , I’abri , etc. , et partous ceux qui reí’usoient autrefois de se rendre aux preuves dumouvement de la terre, ne méritoit guère cette fortune. A 1 as-pect dune pareille hypothèse, on ne peut se refuser à cetteréflexion : à quelles pitoyables ressources n'a-t-on pas été obligede recourir , pour concilier la physique avec les phénomènes ,tant qu’on a ignoré ou refusé de roconnoître le véritable sys-.tême de i’univers ?

Lorsque le roi Alphonse de Castille entreprit de relever Gas-tronomie chez les chrétiens Occidentaux, les astronomes qu’ilemploya furent la plupart Arabes. Nicolas Antonio en nommeles principaux, d’après des manuscrits mêmes d Alphonse (1).Ce furent A hen Musa et Mohammed de Séville; Joseph AbenAli et J. Abuena de Cordoue ; Aben Ragel et Aîçâbitius deTolède. Ces derniers qui avoient été les maîtres d’Alphonse enastronomie , furent constitués les chefs de cette espèce d’aca-cìémie. Mais il faut convenir que ce choix fut peu heureux :ces deux hommes ne nous oiit pas donné une grande idée deleur jugement ,, par les écrits presqu’enlièrement astrologiquesqu’on connoît d eux , et les hisarres hypothèses sur le mouvementdes fixes qui défigurent leurs premières tables. Un astronomede la même nation, et plus judicieux, nommé Alboacen , s’é-leva contre ces absurdités , dans un ouvrage sur /e mouvementdes fixes. Ces raisons firent impression sur Alphonse, et occa-sionnèrent une nouvelle édition de ces tables, qui fut faite en.12.S6, quatre ans après la première (a). .

Je passe ici sous silence une multitude d autres astronomesAraires, antérieurs ou postérieurs à ceux dont je viens de parler.11 me suffira de donner, en ce moment, une idée de leur nombreet de leurs travaux , d’après M.. Edouard Bernard, qui, étantversé dans les langues orientales, s’étoit adonné à des recherches-sur ce sujet. II nous apprend (3) que la seule bibliothèque■d Oxford possède plus de 400 manuscrits Arabes sur l’astrono-mie ; et si l’on veut y ajouter ceux que pourroit encore four-nir la bibliothèque orientale de M. d’Herbelot, celles d’Iïottinger,du Père Labbe, et divers catalogues de bibliothèques riches enmanuscrits orientaux , le nombre en paroîtra très-considérable.Le même M. Bernard , qui . avoit parcouru une grandepartie de ces manuscrits, donne une idée fort avantageuse de1 astronomie arabe. Je vais rapporter ses paroles mêmes , qui%

Kibliotïi. Hìsp, V etus , t. i. ( 3 ) Trans. PIiìlos, ann. 1694.

1 u & Riccius de motu octavaeòphaerae , cap. 46,

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