Band 
Tome premier.
Seite
370
JPEG-Download
 

3 7 à HISTOIRE

sont remarquables. « Plusieurs avantages , dit-il, rendent recom-»» mandable l’astronomie des Orientaux ; comme la sérénité de*» régions où ils ont observé, la grandeur etl’exacûtude des» instrumens qu’ils y ont employés, et qui sont tels que l’on» auroit de la peine à le croire ; la multitude des observateurs-- et des écrivains, dix fois plus grande que chez les Grecs et» les Latins ; le nombre en lin des princes puissans , qui font>» aidée par leur protection et leur magnificence. Une lettre ne» suffit pas pour faire connoître ce que les astronomes Arabes!» ont trouvé à réformer dans Ptoléinée , et leurs efforts poury> le corriger ; quel soin ils ont pris pour mesurer le temps par» des clepsidres à eau, par d’imtrieuses cadrans solaires , et» même , ce qui surprendra , par les vibrations du pendule ;» avec quelle industrie enfin et quelle exactitude ils se sont» portés dans ces tentatives délicates, et qui font tant d’honneur» à l'esprit humain ; savoir, de mesurer les distances des astres» et la grandeur de la terre ». On voit par-là que M. Bernardse proposoit de détailler quelque part davantage ces dtíférensobjets , et il est à regretter que ce n'ait été qu’un projet. Car,quoiqu’il n’y eût peut-être que peu d’avantage pour nous, à le'considérer du côté de la perfection de l’astronomie, on verroitavec plaisir jusqu’où celte nation célèbre y a voit pénétré. ÌY1. Ber-nard auroit sui-tout rendu un grand service aux astronomes,si, an lieu de la gigantesque entreprise qu’il a voit formée dedonner une collection complette de tons les mathématiciens dequelque réputation , sous le titre d'Ocea/ir/s mathematicus, endix volumes ìn-J'oì. , il eût extrait des manuscrits dont il parle,une suite d'observations choides, puisqu’ils en contenoient unsi grand nombre. 11 auroit aussi fait une chose agréable auxmathématiciens, s’il avoit indiquélesendroitsoù , suivantlui, setrouvent en Syriaque divers ouvrages grecs réputés perdus, commeles six derniers livres de Diophante , ies deux premiers dePappus , etc. J’ai fait autrefois beaucoup de recherches pour lesdécouvrir, et je crois que j’aurois eu le courage d’apprendreexprès le Syriaque , si j'eusse été assuré de leur existence encette langue.

Les mathématiciens Arabes donnèrent aussi une attentionparticulière à la Gnomonique ou à l’art des cadrans solaires $et comme cette science n'est qu’un problème astronomieo-géo-métrique , c'cst ici le lieu de parler de ceux de leurs ouvragesqui eurent cet objet. On en trouve plusieurs manuscrits dansles bibliothèques de ce genre. Takioddin Ibn-Maruph fut unde ces auteurs de Gnomonique : son traité sur les horloges so-laires plans est dans la bibliothèque Bodleyenne , ainsi que celuid’Abul-Hazen de Maroc, et un autre d’un mathématicien nommé