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i°. On trouve dans diverses -Bibliothèques des manuscrits deTraités Arabes sur 1 Arithmétique, qui sont intitulés, Y Art decalculer suivant les Indiens . du Calcul Indien , etc. Et, parmices manuscrits, on en voit un dans la Fabliolbèque de Leyde ,dont les signes numériques sont fort ressemblai)s aux nôtres (i),et à ceux de FJanude , dont .nous parlerons bientôt.Nous trou-vons encore plusieurs Table? Astronomiques, qui annoncent parleurs titres qu’oii y a employé cette méthode, comme celles deDamas faites sous Almamon ; certaines composées par Ebn-Al-massi , vers le môme temps ; plusieurs autres en lin, dont jepourrois rassembler les titres, si je. voulois étaler ici une éru-dition de ce genre (2).
En second lieu , Alséphadi, dans son Commentaire sur unfameux Poème Arabe de Tograi ( 3 ), dit qu’il y avoit trois choses,dont la Nation Indienne se glorilioit ; le Livre intitulé , GolaìUive damma , ( ce sont des espèces de laides semblables à cellesd'Esope, ) sa manière de calculer et le jeu des Echecs. Letémoignage d’Aben - Bagel , Auteur Arabe du XIII e siècle ,trouve naturellement sa place ici. 11 dit, dans la Préface d unTraité d’Astronomie, conservé dans la Bibliothèque de Leyde,que Pinveníiou de cette sorte, ePArithmétique étoit Touvrage desPhilosophes Indiens (4).
3 °. Le moine Planu.de , qui écrivoìt dans le XIII e siècle , estAuteur d’un ouvrage qui subsiste manuscrit en plusieurs endroits ,et qui est intitulé Ao^xttìm li■•<?<:;» ou -mr--. I>Nr ; ce qui
signifie .Arithmétique Indienne , ou manière de calcinersuivant.les Indiens. Le système de numératio'h qu’il y explique,est précisément -celui qui est en usage aujourd'hui, et ses ca-ractères, quoique assc-c différer)s des nôtres, sont presque lesmômes que ceux cl’/\lsépliadi, dont nous avens parlé plus haut.II y a plus : bientôt après il conlirme expressément ce que letitre de son livre vient d’apprendre. II dit, après avoir exposéla forme des neuf caractères significatifs de cette arithmétique,ct ces neuf caractères sont Indiens : il y en a, ajoute-t-il, undixième appelle Tliqça, qu’i,ls expriment par o, et qui ne si-gnifie rien, suivant eux. Je remarque en passant que ceci nousfournit la vraie étymologie du mot chiffre , dont un abus, in-troduit seulement depuis quelques siècles , a fait le nom detous nos caractères numériques. La manière dont fauteur Grecécrit ce mot , désigne clairement qu’il ne vient point de laracine Sepkcra , ( numeravii , ) mais ,de celle-ci, Ezephcra ,
(,) Meerman. Speciui. calcul, fluxion. (3) Vî’rìJi Arith. c. 9.pms. p. 9. (4) S p sciai. calcul, jlux. Ibid. p. 8.
(a, Voyez hibl O riait, a u me t Zip.
(vacuus
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