DES MATHÉMATIQUES. Part. II. Lit. I. 3yísingiari, ou du géomètre Al-Sìngiar , et un autre du môm*Auteur, intitulé Responsa Matheniatìca. (t).
L’Opticieu Aihazen mérite encore ici une place, à cause dela Géométrie quelquefois profonde , qu'il étale dans certains en-droits de son Optique. II faudroit même le ranger parmi lc*Géomètres d’un or ire supérieur , pour son temps , s’il étoitcertain civt’il fut l’autenr de la solution qu’il donne du problèmede trouver sur un miroir sphérique ìe point de réflexion , /.-»lieu da t objet ct celui de T œil étant donnés. Car c'est unproblème assez difficile , ct qu’on ne peut résoudre qu’à l’aided'une longue et profonde analyse : mais, je l’ai déja dit enparlant de Ptolémée, il est probable que cette solution luivenoit des Grecs, et je doute qu’aucim Géomètre Arabe aitjamais été capable de résoudre une question de cette nature.Abu-Ali Ibnoí-Heitcm , déja cité comme Astronome, lut unGéomètre qui eut un nom parmi ses nationaux, de môme queAbul-Casseiu Abbas de Grenade , surnommé le Géomètre, appa-remment à cause de son habileté dans la Géométrie. Mais jetermine cette énumération, qui dégénérèrent bientôt en unesimple et ennuyeuse nomenclature. L'histoire des sciences ,chez un peuple , consiste moins à accumuler des noms d’Ecri-vains et des titres d’ouvrages, qu’à développer les progrès qu’ellesy ont faits. Je remarquerai donc seulement, avant <le finir, queles Géomètres Arabes ne paroissent pas avoir été doués dugénie cl’invention. Presque toujours commentateurs ou com-pilateurs des Anciens , ils prirent rarement l’essor au delà desconnoissances qu’avoient ceux-ci; ou quand ils le íirent, ilsn’y ajoutèrent que des choses la plupart faciles et élémentaires.C’est-là du moins le seul jugement qu’on peut en porter, surceux de leurs ouvrages que nous possédons, et que l'on connoît.
VIII.
L’ingénieuxsystème de numération , qui fait la base de notreArithmétique moderne, a été long-temps familier aux Arabes,avant que de pénétrer dans nos contrées. Mais on feroit à cepeuple un honneur qu’il reconnoît etre dû à un autre , si onlui en attribuoit i’invention. On a (z) un grand nombre depreuves, la plupart fournies par les Arabes mômes, que cettesorte d’Arithmétique dont nous parlons , leur est venue desIndiens. Les voici en peu de mots.
- Q ) Voyez Eibl, nova mss. du P. ( 2 ) £tbl. Orient. sif’IIerbelot. Eilt.
Catalogus librorum à Goìio ex nova mss* da P, Lîbbe. -
t/rientcadvectoruin.