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Tome premier.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. II. Liv. I. 3 9 iU lng-Begh ( le prince Ulugh ) donna non. seulement ses soinsàí'aire fleurir l’astronomie , mais il montra lui-même l’exemple ,et son nom illustre aujourd’hui le catalogue de ceux qui ontécrit sur cette science. II convoqua vers l’ani^o à Samarcandesa capitale , un grand nombre d’astronomes ; il y fit constiuireun observatoire , et il le fournit des instrumens les plus parfaitsqu’il fût possible. Là Ulugh-Beg assistoit quelquefois en personne ,et prenoit part aux opérations des savans qu’il avoit rassemblés.On dit qu'il employa dans ses observations un gnomon de ceut-quatre-vingt palmes de hauteur ; mais cela est fort douteux , etn’a d’autre fondement que ce que dirent quelques Turcs à M.Greaves, savoir, que ce prince se servit d’un quart de cercle,dont le rayon égaloit la hauteur des voûtes de la grande mosquéede Constantinople , autrefois Sainie-Sophie ; et que ce fut ainsiqu’il mesura la latitude de Samarcande. Comme un quart decercle de cette dimension est impossible , M. Greaves en tirela conjecture que ce pouvoit être un gnomon , seul instrumentsusceptible d’une grandeur si démesurée.

11 est juste de ne pas ensevelir dans le silence les noms desprincipaux de ces astronomes qu’euiploya Ulugh Beg. Le premierest ftalaheddin son maître , surnomme CadiZade al-rumi, (oule Romain, ) parce qu’il étoit chrétien. Nous jugeons qu il futle directeur *de cette académie astronomique. 11 eut du moinsla surintendance et lac barge particulière de travailler aux Tablesque Ulugh- 1kg se proposoit de publier; mais Sala-Eddin étantmort sur fouvrage, ce prince , malgré les occupations de songouvernement , ne dédaigna pas de mettre lui-même la mainà l’œuvre , et il s’associa , pour l’aicler, Ali-Cushi fils de Sala-Eddin, et l’as trou orne Ali Ben-Caïat-Eddin Mohammed Giamschid,dont nous croyons, trouver , dans les catalogues des manuscritsGrecs, le nom défiguré sous celui de Siarnps, Persan. 11 avoitécrit sur l’astrolabe , ruais son principal ouvrage avoit pourobjet lesmouvemens célestes et paroît avoir été traduit en grec,sous !e titre de Tcrsica constructioastronomica qúœ Pcrsanim.lingua zizi appelLatur , excerpta a Samps Pucharez Perso,cum tabulis. R est dans la bibliothèque Médicéenne; quoi qu’il ensoit de l’identité de ces deux hommes, cAst au travail d’Ali-Cushi et de Mohammed Giamschid, que les astronomes orientauxdurent les tables excellentes qui portèrent fe nom d ’Ulugh-Be<r ;je les dis excellentes, si nous en jugeons par le cas cju’on enfait dans l’Oiient, où elles sont encore dans une grande estime.Nous leur accorderons encore ce titre , du moins eu égard aatemps de leur composition , s’il est vrai, comme Je dit le che-valier Chardin , qu’elles s’accordent assez bien avec celles deTycno-Brahé. Mais nous avons beaucoup de peine à le croire,