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Tome premier.
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3 9 o HISTOIRE

goût aussi décidé pour les sciences. Mais, outre que nous en avonsvm autre exemple non moins illustre dans le petit iiis de Tamer-lan, il faut remarquer que les successeurs de Gengis-kan , nice conquérant lui-même, ne surent point ennemis des lettres.Jamais l’astronomie n’a été cultivée à la Chine avec plus desuccès et plus d’assiduité que sous ces princes. Les Chinois pos-sèdent une suite complette d’ohservations fort intéressantes, soitpour Tastronomie , soit pour la géographie, depuis Gen gis kanjusqu’à Houpilié son petit-íils , qui soucia à la Chine Ja dynastiedes Yven en 1271. Houpilié étoit frère d’Holagu ; et CorinneGengis-kan s’étoit attaché des lettrés Chinois pour ministres ,ces. deux princes avoient probablement reçu une éducationChinoise, c’est-à-dire, qu’ils avoient puisé dès leur jeunesse del’estime pour les sciences et pour les taleris de l'esprit.

II est à remarquer que, dans le métne temps que ceci se passoiten Asie, le roi Alphonse de Castille assemblent à Tolède désastronomes pour la composition de ses Tables. Ainsi l’on voitpresque à la fois deux souverains, l’iin en Occident, l’autre enOrient, concourir comme de concert an même but. II y a seu-lement cette différence, que l’entreprise d’Alphonse mérite plusd’étre louée pour le dessein que pourl’exécution. On réussit beau-coup mieux en Orient , à l’aido d’une doctrine sob.de et judi-cieuse ; et l’on sut s’y préserver des opinions monstrueuses , quiternissent l'ouvrage des astronomes occidentaux.

La faveur d’Holagu pour ces savans , se soutint jusqu’à samort. L'histoire orientale (1) nous apprend que ce prince mourutentre leurs bras à Maragha, oii il étoit allé les visiter et êtretémoin de leurs travaux. Quant aux tables Ilécaniques, leur cé-lébrité dans l’Orient a occasionné un grand nombre d’ouvrngesdiaprés elles. Elles furent i°. commentées par divers astronomes,entr’autres par Schah Coigi, astronome du quinzième siècle.M. Greaves nous a donné, en 16.I2, une édition latine etpersamied'une partie de cet ouvrage, 2 0 . Elles furent abrégées par d'autresastronomes, et enfin traduites en arabe (2). Ces Tables et laplupart de ces ouvrages se trouvent en manuscrits dans les bi-bliothèques riches cn écrits orientaux.

XIII.

I,e monarque Persan , dont nous venons de parler, eut deuxsiècles après un imitateur dans un prince de la même nation ,et pedt-fils comme lui cl’un conquérant fameux. C’est Ulugh-33 eg Mirza Mohammed. Beu-Sharock , petit-íils de Tamerlan.

(i) BAI. Orient, a u mot Holagu .

(2) Bibl. Orient, au mot Ilekan.