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Tome premier.
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4 oì HISTOIRE

n’avoient snr les pays occidentaux pas plus de coîinoissancequ’en a le voltaire de notre populace , qui appelle tous les payséloignes , des iles , et cpii confond 1 Amerique avec les Indes.Hidgi Kalfah redressa ou tenta de redresser sur ce sujet lesi ées de sa nation. D’après les géographes chrétiens, il traça descartes tant géographiques qu’hydrographiques , et lut en parti-culier auteur d’un petit Atlas turc , intitulé Gian Nitmah. ouGian A'a/ime , le miroir du monde , qui représente les diversesparties de l'univers alors connues avec assez d’exactitude. CetHadgi Kalfah étoit un homme d’une grande érudition ; ilfut auteur d’une bibliothèque orientale, où il saisoitmention deplus de trois mille écrivains Arabes , Persans ou Turcs , dontil donne une notice succincte; la manière dont'il parle deslivres mathématiques , prouve qu’il avoit en ce genre des con-noissances assez étendues.

Nous terminerons ici ce que nous avions à dire de l’état dessciences mathématiques chez les Turcs. II est superflu d a jouterqu’ils sont fort entichés de foible pour l’astrologie. Mahomet enavoit défendu l’usage ; mais certe manie est une vieille maladiede f esprit humain , que la seule propagation des lumières peutguérir, et les Turcs en sont encore bien éloignés , puisqu'il n’ya pas i 5 oans que celte folie trouvoit chez nous des défenseurs,et qu’elle en a peut-être môme encore.

XVII.

«Vavois dessein de terminer cette partie de mon histoire,par une notice assez complette de mathématiciens Arabes etde lenrs ouvrages: Mais obligé de me resserrer, à cause del’abondance extrême de matières plus intéressantes , je mesuis vu contraint de la sacrifier , ou du moins de l’abrégerconsidérablement. Je ne donnerai donc ici qu’une petite partiede ce que j’avois rassemblé, d’après d’Herbelot, et divers ca-talogues de bibliothèques riches en manuscrits Orientaux , etsur-tout d’après celui des manuscrits Arabes de la bibliothèquedtí l’Escurial (j), plus riche elle seule en manuscrits de cegenre, que toutes les autres bibliothèques ensemble de l’Europe.Mais on n’cn sera pas étonné, quand on saura combien lessciences íleurissoient en Espagne , et qu’il y avoit dans ce pays ,an temps des princes Maures, soixante et quinze bibliothèquesouvertes au public. Tout cela a dû refluer dans celle de l’Escu-rial, qui seroit même encore bien plus riche, si un incendie

fi) Ttibliotheca Arahico - hispana chanlis Caziri , Syro■ Maronita , etc .Escurialensis , opéra ct studio Mi - Matriti , 1770, in-fol. 2 vol.

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