T)F,S MATHÉMATIQUES. Faut, H. Ltv. Fdans un traité politique, lignorance de ses compatriotes en cetnrt; ignorance qui est la cause de la perte annuelle de quantitéde vaisseaux, surtout dans la mer noire , comme f observa leP. Boscovich dans son voyage à Constantinople, en 1 77 2 ' .^ esultan Mustapha III voulant y remédier , ordonna la traductiond'un bon traité de navigation, lait par un Européen ; je croisque c’est celui de M. Bouguer qui fut choisi. On vit aussi bien-tôt s’élever deux écoles de marine ; l’une par la munificencedu grand amiral Gazi-Assom, excitée tant par son propre goûtque par les conseils du baron de Tott; l’autre par les soins deHamid Oîialil Pacha, grand visir. La première s’ouvrit en 1770,et fut nommée Muhendìs Khané, la chambre de la géométrie.Elle eut pour premier professeur un Algérien instruit tant dansles principales langues européenes qu’il parloit bien , qu'ennavigation théorique. Il se nommoit Seid Hassan, et ayant passéa.u grade de vice-amiral , il eut pour successeur , Ogiasi SeidOsman Effendi , natif de Constantinople, qui l’occupoit encoreau départ de M. Toderini de cette ville. C’est ou c’étoit unhomme habile en géométrie, suivant nos ingénieurs françois.
L’école de marine de Chalii Pacha est aune date un peuplus récente , savoir, de 1784, et la direction en fut confiee àIbrahim Eífemli , homme instruit dans les sciences; nous vou-drions pouvoir dire en quel état sont aujourd’hui ces établis-semens, mais nous n’ávoiis pu nous en assurer. Nous nousbornerons à ajouter que l’instruction paroissoity être, à la datedu séjour de M. Toderini à Constantinople , sur un assez honpied. Das instructions en géométrie, en géographie-, en astro-nomie , d'après les principes européens , sont données auxélèves réguUèrementtous les jours de !a semaine, hors deux , etpendant quat/e heures. ÍSi les Turcs peuvent enfin secouer lejoug de leurs préjugés' qui les empêchent de voir que leursmalheurs militaires et politiques ne tiennent qu’au défaut d’ins-truction ; si, dis-je, ils peuvent enfin secouer leurs j ré jugés,cette instruetion se perfectionnera et s’étendra de plus en plus.Mais devons nous le désirer ? je crois fort le contraire. Cettepuissance menaceroit alors trop sérieusement du joug, le restéde l’Europe.
M. Toderini fait beaucoup d’éloge, dans le cours de son ou-vrage, d'un savant Turc , nommé Hadgi-Kalfah ; qui \ h oit vers temilieu du siècle passé, 11 nous le représente comme un hommefort versé dans toutes les sciences, et à qui la géographie surtouta beaucoup d'obligationt aupr ’S île ses compatriotes. Les Turcsétoient en effet, à ce - te ép ) pie, fort ig’H>iaus en g ' >gr phie.A peine en savoient-ils ce que les autours Arabes arité ieurs àtoutes les découvertesnouvelles leur en a voient appris, et il*Tome 1 . Lee