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Le peuple Hébreu, presque toujours concentré en !ui-in&ne,abhorrant par principe de religion, toutes les nations éírangèieslivrées ù un polythéisme grossier et insensé, étoit bien éloignédaller chercher chez elles les sciences qui y fleurissoient. Aussiavoit-il primitivement si peu de connoissances astronomiques ,qu’on ne déterminoit la nouvelle lune que d’après les cornes'naissantes \ìe cet astre. Des gens préposés à cela, alloientguetter sur les pins hautes montagnes , le phénomène de l’ap-parition de la Inné , et l’annonçoient au peuple. Tout le mondesait encore qu’au temps de Salomon , ce lut le roi Iliram qui luifournit ses navigateurs , ses architectes , etc. On ne voit pasenfin que le séjour des Israélites à Babylone, où l’astronoxnicétoit cultivée par les Caldéens , leur ait procuré des cpnnois-sances de ce genre, qu'il leur eut été facile d’y puiser. A l’horreurque leur inspiroit l’ídolatrie de ce peuple , devoit naturellementse joindre l’éloignement d’une nation asservie , pour ses op-presseurs et pour tout ce qui lui appartenoit, comme sassciences, ses arts. Ce motif est une sorte d’apologie pour lesHébreux; car, à le bien prendre , et Rousseau ne m'en dédiroitpas , l’ignorance n’est-elle pas encore préférable à la corruption; (de l’esprit et du coeur?
Les Hébreux ne furent cependant pas insensibles au spectacledu ciel. Ils avoient, à ce qu’il paroît, dénommé les principalesétoiles ou groupes d’étoiles, à leur manière. Ainsi la grandeOurse étoit appellée par eux, g/iash ve benim, galïìna etpuìli ;le Bootés étoit pour eux un chien aboyant ; le Ciguë étoit uneFoule : c’est du moins le P. Kircher , qui nous apprend celadans son QLdipus AEgypáacus. Mais ce n’est là que de cetteastronomie populaire , commune à tous les peuples et à tous leshabitans des campagnes, qui ont ainsi donné des noms auxétoiles et à leurs principaux groupes , d’après leur ressemblance,plus ou moins éloignée, avec des objets qui les intéressaientparticulièrement.
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Ce n’est que lorsque les Juifs éprouvèrent leur secondédispersion parmi les nations, qu’on les vit commencer à prendrepart aux sciences qu’elles estimoient. On voit alors parmi leur»rabins quelques hommes qui les cultivèrent- On trouve eníinparmi eux des arithméticiens , des géomètres , des astronomes,et quelques opticiens, mais en général d’une classe purementélémentaire ou peu élevée au-dessus ; beaucoup moins savanseníin que les Arabes , parmi lesquels il y eut des mathématiciensd’un ordre distingué. Nous croyons cependant devoir faire
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