Band 
Tome premier.
Seite
417
JPEG-Download
 

DES MATHÉMATIQUES. Pa»t. II.Liv. II. 4rreonnoître les principaux de ces Hébreux ou Juifs q ni cultivèrentles mathématiques, ainsi que leurs ouvrages, dont quelques-unsont vu le jour dans leur langue naturelle , ou traduits en latin ,mais dont la plûpart gissent parmi les manuscrits de quelquesbibliothèques.

Parmi ces savans Hébreux , instruits ou versés dans les ma-thématiques , les premiers qui se présentent, sont le RabbiEliexer ben - Hircan ; R. Adda-bar-ahaba ; R. Hillel ben-Juda ;R. Samuel , qui vivoient vers le troisième siècle de J. C. Lepremier avoit laissé un traité astronomique sur la mesure de laterre, sur celle des orbites des planètes, sur leurs mouvemenset leur signification. Le second cultiva spécialement l’astronomie ,en tant qu'elle est nécessaire pour le calcul des temps , et ilavoit donné une règle pour calculer les révolutions des équinoxes.Les deux derniers eurent le mérite d’introduire dans TannéeJudaïque , le cycle d’or. L'est à peu-près tout ce qu’on saitd'eux, ou qui mérite d'en être su.

Le Juif Messalah les suivit , quoique d’un peu loin ; car, ilvivoit vers Tan 820 . On a de lui, dans les bibliothèques, diversouvrages manuscrits ou imprimés , parmi lesquels un sur /eséclipses. Mais nous nous bornons à citer les suivans : le premierest celui de utilitate et compositione astrolabìi , traduit del’arabe, ( car il écrivit dans cette langue ) et imprimé dansla Margarìta phìîosophica , éditions de i53/> et de i585. Lesecond, également traduit de l’arabe , et imprimé en M 49 , in 4 °: »étoit intitulé , de elementis et orbìbus cadestibus. Ce sont desélémens d'astronomie qu’on pourroit comparer, pour la doctrine,à la sphère de J. de Sacro-bosco; l’éditeur y a joint deux éciitsassez intéressans d’un Juif et d’uri Arabe anonymes sur lesères de leurs nations respectives , leurs années et leurs mois,avec des Tables astronomiques. Nous ne parlons du livre dumême auteur , intitulé , de ratione circulì e,t stellamm , etc.,imprimé à Venise , en 1 Ô 09 , in r 4°., et avec le Firmicus , enx5ò i , in- 4 0 . , que pour dire que. c’cst un ample ramas de visionsastrologiques. Mais alors T astronomie ne pouvoit faire un passans sa sœur bâtarde , l’astrologie ; Messalah fut, à ce que Toncroit, employé par.Almamon, dans la traduction de l’Almageste.

C’est apparemment vers ce temps , ou peu après, qu’à T imi-tation des Arabes, les Juifs instruits traduisirent dans leurlan «rue les Élémens d’Enclide, l’A lmageste de Ptolémée, Archimèdeet divers autres mathématiciens Grecs. Car ces traductions existentdans plusieurs bibliothèques riches en manuscrite orientaux ;mais les auteurs de la phìpart ne sont pas connus , ou il faudroitvisiter ces manuscrits pour en déterrer les noms, ce qui n’envaut pas la peine. On trouve cepeudant que la version d’EucfideTome I. Ggg